AUX PLUS VULGAIRES PRÉJUGÉS
auprès de mes concitoyens. Mais. monsieur l'Orateur, j'ai trop de confiance en l'esprit de justice de ceux-ci pour craindre ces appels. Il y a deux ans, lorsqu'une motion a été faite pour nommer un comité chargé de faire une enquête à propos de cette sentence, j'ai, avec quelques-uns de mes amis de la gauche, voté contre ce comité, parce que nous croyions alors, comme nous le croyons aujourd'hui, que cette question était réglée et qu'elle ne devrait pas être ouverte de nouveau. On
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nous attaqua alors comme on nous attaquera maintenant ; on prétendit que nous avions sacrifié les intérêts de notre province à Favantage d'Oontario. TI paraitrait que pour ces députés, rendre justice à Ontario, c'est sacrifier les intérêts de Québec, mais il faut se souvenir que cette sentence n'accorde rien de plus à Ontario que cette province ne possèdait auparavant ; elle ne lui donne pas plus de territoire qu'elle n’en avait; elle ne fait seulement que confirmer à cette province le territoire auquel elle a droit.
On nous représenta dans cette circonstance comme les ennemis de notre province, Eh,bhien! je dirai aux députés de la droite ce que j'ai déjà dit souvent ailleurs, que le parti conservateur d'aujourd'hui