AU CINQUANTENAIRE DE L’ASSOMPTION
dans l'étude recueillie, ces heures d’un labeur exquis, heu. es pleines de charme et de tourment où l'esprit essayait ses premières ailes dans les espaces encore inexplorés de la littérature et de la science?
N'est-il pas vrai que vous avez éprouvé de nouveau tout le tourment des premières difficultés à veiucre, tout le charme des premières difficultés vainçues ?
N'est-il pas vrai que vous avez entendu le bruit, le tumulte, le vacarme, les tempêtes dont nous remplissions la salle de récréation les soirs d'hiver ?
N'est-il pas vrai que vous avez revu la chapelle, la bonne vieille chapelle, par Les jours de grande fête, pleine d’encens, de lumière, d'harmonie, pleine surtout de la naïve piété de l’enfance ?
N'est-il pas vrai que vous avez éprouvé quelque chose des inénarrables bonheurs d’un grand congé? Ab ! un grand cougé! que M. Lafortune me pardonne, il n’en à pas dit assez sur ce sujet pour nous satisfaire. Il n° fait remonter sa description qu'au moment où le drapeau est hissé au mui pour annoncer la bonne nouvelle. De mon temps on commençait à penser au grand congé, savez-vous quand? quand finissait le grand congé. Toute la semaine, notre préoccupation la plus vive, c'était s’il ferait beau temps le jeudi suivant, Toute la semaine, on éiudisit le firmament avec autant d’assiduité et plus d’anxieté que Vennor de nos jours. Le mercredi soir, s’il faisait beau temps,on faisait la prière en plein air, sur le jeu de pelote. A propos, messieurs—je voudrais m'adresser ici principalement aux æeutorités du collège--i ce propos, parmi tant de progrès que je constate autour de moi, je ne puis m'empêcher de regretter la disparis‘on du jeu de pelote; je m'en suis beaucoup servi quand j'étais écolier, mais si je dois dive pourquoi j'en regrette la disparition, si j’eu dois donner toute la raison, c'est que je suis conservateur dans mes sentiients et mes affections. Je viens de le dire, nous faisions la prière en plein air ; nos invocations montaient tout droit jusqu’au ciel. Invariablesuent nous terminions par un cantique à celle que l’on nommait