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la patronne des écoliers. Ce que nous chantions, c’était ce doux cantique dont chaque stance se termine par ces mots si bien appropriés À la pensée qui nous préoccupait pour le lendemain : “Donne-nous un beau jour * Ah !l'avec quelle confiance, avec quelle ardeuxr nos invocations montaient vers le ciel ! ME
Ceux mêmes qui n'avaient pas de voix en trouvaient pour l’occasion. Le lendemain, notre prière avait été exaucée ; il faisait beau soleil, le pavillon, messager de la bonne nouvelle, flottait joyeusement À la cime du mai: c'était grand congé, nous allions au bois. Et je vous le demande, mes anciens condisciples, en est-il un seul qui ne se réjouisse à l’idée que demain ce sera grand congé et que nous irons au bois ?
Oui, quand il v a un moment tous ces souvenirs de jadis étaient évoqués, il m'est revenu comiae une bouffée de ma jeunesse. Il vous cst arrivé à tous, vo ya geant par une nuit fraîche, presque froide du mo d'août, de vous sentir enveloppés tout à coup par un souflle d'air pe et parfumé. La sensation ne dure qu’ un instant, mais pendant cet instent, c’est comme si vous étiez {ransportés de notre climat du nord aux
tièdes zônes du midi, Ainsi, depuis hier nous retro vant dans ces murs, c’est comme si nous retombions tout-à-coup de nos préoccupations et de nos occupations de chaque jour, dans votre vie d'il y a vingt ans. Et nous qui sommes arrivés à l’âge mûr, nous qui avons passé par les luttes, les anxictés, les péri] ties inséparah rie, nous savons comme il est bon de se sentir de nouveau, ne fût-ce qu’un instant, jeune encore € encore écolier.
Hélas! la vien Se de l’écolier n’est pas exempte des soucis. [1 y a, ou plutôt il y avt it, le dirai-je ? oui, il y avait les pensums. Je m'en rappelle très’ bien et. m'en rappellant, je me souviens aussi du vers si vrai de Virgile: Forsan et he olim meminisse juvabit.
De ces heureuses anné es, il n’y pas de souvenir indifférent. On se rappelle de tout avec plaisir, même de ce qui était oi de grands déboires ; car les grands déboires de ce temps- -là sont sans amertume.
Le sentiment qui nous réunit aujourd’hui est un
sentimet Mater, sans deu ne neut 4 qui se 801 ilyad’a tance ou éloignés , pensée et mort nou!
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