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qu'il n’y avait pas de loi prohibant la vente des liqueurs enivrantes ; que toutes les lois adoptées par lea provinces étaient nulles ; que qui que ce soit pouvait, en tout temps, ouvrir une taverne, et qu'aucune puissance au monde ne pouvait l’en empêcher. Mon Fonorable ami de Québec-Centre a parlé avec une telle assurance qu'il est bon de lui r‘péter les paroles mômes du premier ministre, bien qu’elles aient déjà été citées dans ce débat. Le premier ministre s'est alors exprimé ainsi :
Ce n'est pas de son plein gré que le gouvernement actuel a entrée ris ce changement. C'était bien notre opinion que la loi telle qu'elle était faite dans les différentes provinces devait être maintenue. Nous étions parfaitement convaincus que c'était aux provinces qu’incombait le devoir de s'occuper des licences de magasin, d'auberge ou &e buvette, en autant que la loi leur permet de statuer en la matière,
Plus loin le très honorable monsieur ajoutait, à propos de la décision dans la cause de Russell contre la Reine :
Si cette décision a quelque valeur—et elle a toute la valeur désirable puisque c’est la loi du pays—il n'y a actuelle. ment aucun frein dans la province d'Ontario contre la vente illimitée et sans restriction des liqueurs enivrantes, Ce n'est pas une question avec laquelle nous puissions jouer : ce n'est pas ici une affaire politique ordinaire, c'est un cas de nécescité majeure, Si nous voulons empêcher la vente sans restriction des liqueurs alcooliques, il faut que nous passions des lois immédiatement, car je prétends que n’importe qui peut ouvrir une buvette et débiter des liqueurs dans cette ville ou dans toute autre partie de la province d’Ontario, et qu’il n'existe pas de tribunal au monde qui puisse l’en empêcher.
Voilà, monsieur l’Orateur, un langage péremptoire, et