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que cette loi fut mise dans nos statuts. Bon nombre d’entre nous savent que c’est avec une extrême répu-
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gnance qu'une foule de partisans du gouvernement, surtout ceux qui représentent la province de Québec, ont voté en faveur de cette loi. Ils In regardaient comme un empiètement aur les droits des provinces, ils la regardaient comme un empiètement sur les pouvoirs qui appartiennent à bon droit aux provinces, Mais lorsqu'une autorité constitutionnelle aussi accréditée que le premier ministre du Dominion est venue leur dire que toutes les lois qui avaient jusqu'ici réglementé la vente des liqueurs étaient nulles et sans validité; que les provinces n'avaient absolument aucun droit de légiférer sur cette question : que le seul corps qui pût faire des lois de ce genre était ce parlement ; que tout homme pouvait ouvrir un magasin et vendre sans restriction, cette situation les effraya, la perspective leur apparut sous des couleurs si sombres qu'ils se rendirent à ces raisons et votèrent la loi,
Je puis dire, monsieur l'orateur, sans crainte d'être contredit, que sans l’assurarce tranchante que comportait le discours du premicr ministre, s’il eût donné comme son opinion définitivement arrêtée—et lon sait que son opinion compte auprès de ses amis —que les provinces n'avaient pas le droit de légi- {érer en cette matière, le bill ne serait jamais devenu loi. fais son autorité sur ses purtisans était si grande qu'elle suflit pour en décider plusieurs à voter pour le bill, bien qu'ils le crussent défavorable à ce qu’ils regardaient comme les meilleurs intérêts des provinces.
Mais nous avons appris une chose incontestable depuis que l’assentiment de la majorité a été obtenu