‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 166 sur 571 · DISCUTÉ QU'UNE SEULE FOIS · texte numérisé non relu

DISCUTÉ QU'UNE SEULE FOIS

en 1870. Dans cette circonstance, le débat fut assez prolongé. Le bill fut adopté en deuxième lecture et se rendit jusqu’en comité général. Mais la discussion était un peu décousue ; la plupart des députés qui y prirent part ne semblaient pas avoir une vue très nette de la direction où"on les entrafnait, Ils ne paraissaient pas bien fixés sur la nécessité de cette législation. La Confédération ne venait que d'être fondée, et les fonctions relatives du gouvernement fédéral et des législatures provinciales n'étaient pas aussi bien comprises qu’elles le sont aujourd’hui ; de là le peu de clarté du débat. Mais, lorsque le projet de loi vint en comité général, M. Dorion proposa un amendement en faveur des franchises provinciales. L'idée de cet amendement était que les électeurs pour la Chambre des Communes seraient ceux qui ont le droit de voter dans toute élection pour la représentation aux législatures locales, et cette opinion sembJa rencontrer l’approbation générale de la Chambre ; dans tous les cas, on ne fit aucuue argumentation contradicwoire, on ne combattit pas l'amendement. Le seul député qui parla après M. Dorion fut mon honoable ami, le chef actuel de l'opposition, qui appuy:

l'amendement. L’honorable premier ministre proposa l’ajournement du débat, qui ne fut jamais repris. Le projet fut mis au grenier pour ne ressusciter que couvert de la poussière que peuvent accumuler douze longues années.

Aujourd’hui, l'honorable premier ministre revient à la charge, il propose de changer l’état de choses existant et d’y substituer un cens électoral uniforme.

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