‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 168 sur 571 · AITÉRER LES INSTITUTIONS EXISTANTES · texte numérisé non relu

AITÉRER LES INSTITUTIONS EXISTANTES

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un mal quelconque à faire disparaître, quelque grande réforme à opérer. Il parait que ces messieurs de croyance conservatrice—au moins ceux de cette chambre—ont une opinion différente. J'ai retenu d'un discours prononcé hier par l’honorable député de Perth-Nord (M. Hesson) que le parti conservateur de cette chambre est prêt à approuver ce projet de loi sans la moindre hésitation. Je croyais, que pour un conservateur, un fervent tory, il fallait des motits extraordinaires pour faire 1a moindre modification à l'ordre existant. Mais, a dit cet honorable député. nous attendons que les membre de l'opposition aient formulé leurs objections à la mure. C'est plutôt, ce me semble, au gouvernement à commencer par donner quelque raison pour sejustifier de révolutionner l’ordre existant, Mais il parait que nos adversaires sont prêts à tout voter sans demander de raisons, même avant que nous ayons soulevé aucune objection ; et franchement, je crois qu'ils n’en sont pas moins prêts à tout voter même après qu'il s’est présenté des objections iusurmontables.

La seule raison donnée par le très honorable premier ministre en présentant ce projet,—si toutefois c'est une raison,—c’est que notre système électoral actuel est une anomalie ; que nous devrions avoir un système uniforme par tout le Canada. Je n’admets pas que ce soit une anomalie pour chaque province d'avoir son propre système électoral. Mais supposons qu'il en soit ainsi, il n’est bien permis dene pas croire àtant de délicatesse de la part d’un homme qui, dans le cours de sa longue carrière politique, s’est rendu coupable de bien d’autres anomalies que celle- À. Laissez-moi vous en rappeler

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