C’EST FAIRE INJURE
à l'intelligence du peuple en général, et à celle du peuple de la Saskatchewan en particulier. L'honorable monsieur nous dit que les habitants de la Rivitre Saskatchewan n’ont aucun grief; ce n’est là que ha continuation du système que l’on a suivi continuelle. ment à leur égard.
On à méconnu leurs justes droits, et maintenant ils sont dénigrés par les mêmes hommes dont l'injuste conduite envers eux les a entraînés aux malheureux procédés qu'ils ont adoptés depuis. Je reproche ceci au gouvernement, d’avoir, pendant des années et des années, ignoré les justes réclamations def Métis de la Saskatchewan, bien que ces derniers aient, pendant des années et des années, pétitionné le gouvernement, mais toujours en vain. Je dis qu’ils ont été traités par le gouvernement avec une indifférence qui équivaut au mépris non déguisé, qu’ils ont été poussés dans la malheureuse voie qu’ils ont suivie, et que 5i leur rébellion est un crime, la responsabilité de ce crime revient autant aux hommes qui l’ont provoqué par leur con: duite qu’à ceux qui l’ont perpétré. Le très honorable ministre a dit hier que le chef de l’opposition avait préparé un factum pour les avocats de Louis Riel.
Quelques bonorables députés :— Ecoutez, écoutez! c’est vrai.
M. Laurier : Ils disent maintenant que c’est vrai. Moi, je dis que, si la conduite du gouvernement peut servir à la défense de Louis Riel, alors le gouverne ment doit