EN ACCEPTER LES CONSÉQUENCES
Il ne suffira pas de dire: Vous ne devez pas m'attaquer, parce qu’en m’attaquant vous sauvez Louis Riel. Le gouvernement fait à Louis Riel un procés qui décidera de sa vie ou de sa mort ; mais je suppose que ce n’est pas le sang de cet homme qu'il veu Je suppose que, s’il a quelque chose en vue, ce rien tant que l’application de la justice britannique;
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et si, dans les faits énoncés hier par mon honorable ami, il y a quelque chose en faveur de Louis Riel pour aider à sa défense, Louis Riel a le plein pouvoir de s'en servir. Je dirai plus.
Je répète que les hommes qui font à Louis Riel un procès d’où dépend sa vie ou sa mort, ne désirent pas son sang, qu'ils veulent seulement que la justice ait son cours ; et si la justice exige que, parmi les nombreux documents qui ont été supprimés, qui n’ont pas été soumis à cette chambre, il y a quoique ce soit qui puisse aider à la défense de Riel, c’est leur devoir de les produire ; et s'ils cachaient la moindre chose capable d'aider à la défense de Riel, je les accuserais d'avoir participé à son assassinat, au cas où il serait jugé en l’absence decette partie de sa défense. Il serait mal que l'honorable monsieur cherchât à soulever les préjugés des masses en cette matière, [l ya dans ce pays, des préjugés de différentes sortes. Nous ne sommes pas encore assez vieux, comme nation, pour avoir oublié la différence de nos origines ; et je dis franchemert que les habitants de ma province, qui ont une communauté d’origine avec les insurgés sympathisent avec eux, justement comme les habitants d’'Ontario, qui sont d’une origine différente, sympathisent dans un sens différent.
Quelques députés :—Non, monsieur.
M. Laurier:—Non? Pourquoi donc a-t-vn répeté hier, répète-t-on aujourd’hui, et répètera-t-on demain, dans la presse, et encore et encore, que mon honorable ami lechef de l'opposition a préparé un mémoire pour les avocats de Riel? Eh bien, monsieur, c’est là