SUR L'EXÉCUTION DE RIEL 299 LAND ESP ES CE NE AE
Que le gouvernement puisse être forcé de rendre compte de son acte, cela va de soi. Il doit rendre compte, il est responsable au peuple : rien de plus simple. Mais ce n’est pas ici la principale prétention du gouvernement. Le principe posé par celui-ci est que, lorsque le peuple canadien a à juger l'acte du gouvernement en exécutant Riel, la question de savoir si oui ou non la rébellion a été provoquée ne doit pas entrer en ligne de compte dans cejugement. A-t-on jamais entendu parler d’une doctrine plus inconstitutionnelle, plus inacceptable que celle-là? Je prétends, moi, que cest 1à quelque chose d’absolument contraire à la saine doctrine ; car s’il est une circonstance où le gouvernement est teiu de s'assurer tout d'abord s’il y à eu provocation à l’offense qui a entrainé la peine de mort, n'est-ce pas lorsqu’ii s’ agit