‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 3 sur 571 · LAURIER DEVANT LE PEUPLE · texte numérisé non relu

LAURIER DEVANT LE PEUPLE

Quoique la Chambre des Communes soit le théâtre où M. Laurier ait le plus déployéses grandes aptitudes, notre chef ne doit pas peu sa grande popularité à ses succès de husting. Qui ne se rappelle cette fameuse joute oratoire de Longueuil, lors de l'élection de M. Préfontaine le 30 juillet 1886! M. Laurier parlait avant M. Chapleau,ilest vrai, mais il eut letalent de détruire d'avance chacun des arguments de son adversaire. Il me semble encore le voir se tournant vers le secrétaire d'Etat et lui lançant cette foudroyante apostrophe : ‘ Vous parlerez après moi, mais je sais ce que vous direz et vous réponds dès maintenant. Je connais depuis longtemps le cireuit que le boulet rivé à vos pieds vous permet de parcourir. ” Fox, le grand Fox, n’eût pas caractérisé d’un trait plus mordant la position humiliante dans laquelle se trouvait alors M. Chapleau. Un autre ‘ait qui fait voir combien sa

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INTRODUCTION

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tique puissance est énorme sur la foule. Je laisse la parole hères à mon ami Donoso de l’Union libérale :

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Pendant les élections locales de 1836,il y eut une grande alurs assemblée des électeurs anglais de Mégantic. Le fanatisme son avait fait son œuvre ; les orangistes, au moyen de la question de Riel, avaient soulevé les préjugés de l'élément protestant Le contre nous. Un de nos amis termiuait son discours, quand fris- un orangiste de l'endroit, véritable forcené, s'écria avec rage : # On n’a pas parlé de Riel et on n’osera pas en parler !” Des cris ï s’élevérent, des vociférations éclatèrent de toutes parts. Lau- 2, et rier 1épondit simplement : Z will. ” Et, s’insinuant habileteur ment dans leur esprit par un appel à la loyauté britannique, leurrappe.ant l'esprit de tolérance et ‘le justice qui doit añituer tous its citoyens d’un pays mixte, il leur raconta les détails de cette sombre tragédie du Nord-Ouest.

Quelqu'un nous disait que cette foule hostile courba la F tête pas entièrement convaincue, mais domptée, subjuguée, Ï D par le courage de l’homme et par l'éloquence de l’arateur. 50

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