LE PARTI LIBÉRAL DU CANADA
Vous n’en félicitez, messieurs,et moi,je le déplore, et vous tous, j'en suis convaincu, dans votre cœur vous déplorez l’événement funeste qui a privé le parti libéral de la direction d’un homme comme l'honvrable Edward Blake.
La perte de M. Blake, messieurs, est une perte irréparable pour le parti qu'il dirigeait avec tant de sagesse, de grandeur et d'éclat. irréparable pour le parti qui le suivait avec tant de dévouement et d° Eu tion,—irréparable pour le pays auquel 1i donnait 8 grande intelligence, sa Me son temps, et Je dk dire aussi pour ce pays qui l’a si mal pay é de retoui.
Vous me félicitez, messieurs. Je dois le dire, cpendant, c'est avec la plus grande répugnance que J'ai accepté la position qui m'a té offerte par me amis de la Chambre des Communes ; cette positi un, messieurs, le ciel Im ‘en est témoin, je ne l'ai jamais cherche, je ne l’ai même jamais désirée ; mes amis me l'ont donnée, ils m'en ont cru digne, mais moi, je ue la désirais pas, je n@ m'en reconnaissais pas DO! plus les aptitudes : j'aurais préféré de beaucoup ctn*
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inuer d'être ce que j'avais été jusque-ià, c’est-à-dire continuer d’être plutôt un franc-tireur du parti libéal, en prenant part à la lutte lorsque les émotions de la lutte m’entraînaient, plutôt que la lourde responsabilité qu'il me faut porter maintenant que je suscnef. Cependant, j'ai tait taire mes sentiments. à faire à per: J'ai cru qu'il était de mon devoir d’accepter la charge, ir, mais je dis puisque mes amis insistaient à ce que j’acceptasse. d'Arthabaska, J'ai cru que les services que l on se doit les uns aux autres me faisaient un devoir d’accepter dans mon parti le poste le plus exposé, puisque
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et j'exprime a comté d’Arqu'ils m'ont pe adresse ne
et qu'ils m'ont représenter ce patriotique, }
ie 00 LE POSTE LE PLUS EXPOSÉ nts), 118 m out
était assigné.
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surmais RE à à à SX Canadiens-Français de ce qu’un Canadien-Francais a US äé élu comme chef du grand parti libéral dans S he
tte la puissance du Canada. (Applaudissements.) Je duis rendre cette justice à mes honorables œllègues de langue anglaise dans la Chambre des Communes, à Sir Richard Cartwright, à M. Davies, à. Mills et à une foule d’autres qui plus que moi avaient des titres à être chefs du parti. Je du.: kur rendre cette juetice qu’ils ne paraissent point se suvenir que nous ne sorumes pas de la même orige, ou, s'ils s’en souviennent, ce n’est que pour airmer par leurs actes comme par leurs paroles, que,
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est une perte avec tant de rable pour le ont et d'affec-
L al donvait a dans les rangs du parti libéral, iln’y a pas de question è F Be derace, mais que nous sommes égaux. (Applaudisse- 7 D hents.)
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Sans doute, messieurs, je suis homme, et les hommes ont leurs sympathies et leurs préférences, Mais je dirai comme le poète latin: Homo sum et lumani nihil a me alienum pudo”. Je sui£ homme et pren de ce qui est humain ne doit m'étre ‘étranger ” d, comme le disait tout-à-l’heure un ami dans la foule. jsuis Canadien-français et j’ai tout l’orgueil de ma ke, mais tous les droits de la constitution anglaise ue sont aussi chers que ceux de ma race—et si l’occa- Sun se présentait jamais, que les droits de nos
frères séparés fussent assaïillis, je les défendrais avec autant d'énergie et de conviction que je détendruis les droits de ma propre race. (Applaudissements,) La manière ne serait peut-être pas la méme, mais l'impuision serait la méme assurément. fl peut paraitre inutile d’énoncer des vérités aussi certaines que celle-là, maïs il faut les rappeler plus que jamais, parce qu'entre nous, —je ne limite pas mes remarques à la province de Québec, je dis d’un bout à l’autre de la Confédération--je regrette de dire que les préjugés de religion et de race redoublent de recrudescence