‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 350 sur 571 · PEUT-ÊTRE PLUS RÉALISABLE PLUS TARD · texte numérisé non relu

PEUT-ÊTRE PLUS RÉALISABLE PLUS TARD

Personne ne saurait voir sans alarme l'état de

arte (we Û À £

" FRS, QUES PURE GO TER Te LPe

chose qui existe aujourd'hui dans le pays, ce mécontentement sourd, cette irritation croissante contre le système qui nous régit depuis bientôt vingt ans. Je soumets À mes compatrivtes de toute race et de toute vrigine qu’il est temps de mettre fin à la politique qui a engendré cette irritation, qui n’a d’autre but que le triomphe d’un parti, et qui sacrifie les intérêts Les plus sacrés du pays s au triomphe du parti.

Je soumets à tous mes concitoyens qu'il est temps de travailler à l'établissement d’une politique telle que tous les citoyens du Canada se sentent heureux d’appartenir à ce pays. Je suumets à mes compatriotes qu'il est temps de s'appliquer à rendre aux provinces maritimes tous leurs droits, c’est-à-dire leur marché naturel. Je soumets qu’il est temps de rendre à la province du Manitoba l'exercice de tous ses privilèges ; qu’il est temps de s'appliquer à rendre à toutes les provinces l'autonomie législative, afin qu'elles existent de fait comme elles existent de droit,

Il est temps enfin de s’efforcer d'obtenir, s’il est possible, pour tout le peuple de ce pays, le marché le plus naturel et qui sera, en même temps, le plus profitable.

Je le déclare en terminant comme je l’ai déclaré en commençant : j'ai foi dans les institutions de mon pays, et je crois que, si ces institutions étaient bien administrées, elles feraient naître une pé riode de prospérité que nous n'avons pas connue jusqu'ici.

Pour ma part, aussi longtemps que j'occuper: ai une place dans la confiance de mon parti; aussi longtemps que j’occuperai un siège dans la législature de mon pays, aussi longtemps que, par la parole et par l'exemple, je pourrai prêcher cette doctrine, je consacrerai ma vie politique à répandre parmi mes compatriotes

Page 1