‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 376 sur 571 · TROP ÉLOIGNÉES DU MARCHÉ DE NOTRE OUEST · texte numérisé non relu

TROP ÉLOIGNÉES DU MARCHÉ DE NOTRE OUEST

nadien pour ‘ «elle pussent leur être de quelqu'utisi M. MeGee eût vécu plus longtemps, il aura. ‘voir ie charbon de la Nouvelle-Ecosse, protégé par un droit de plus de cinquante pour cent sur le charbon sortant des houillières, transporté de l'Est À l'Ouest à vil prix sur les chemins de fer du gouvernement, et il aurait pu voir que pas un seul morceau de charbon de la Nouvelle-Ecusse ne s’est jamais encore rendu jusqu'à Toronto.

On dit que nous avons développé un commerce interprovincial entre l'Est et l'Ouest. Je le nie. Je nie formellement que nous ayons réussi à développer aucun commerce entre l'Est et l'Ouest. Il s'échange bien quelques marchandises entre les deux sections du pays, mais est-ce là tout le résultat de la confédération? Est-ce Ià tout ce qu'on attendait de l'Union? Non. Le trafic qui se fait entre l'Est et l'Ouest n'est pas un commerce national, mais il est dû entitrement àce que le pays est forcé de payer le transport de ces marchandises entre ces deux parties du Dominion. On ne légifère pas contre la nature, et la nature a interposé entre l'Est et l'Ouest des obstacles que ne pourra jamais surmonter aucune légisTation ef chaque année, 1l devient de plus en plus évident que les espérances entretenues par les hommes de 1865 ne sont que de vaines illusions, qu'il ne pourra jamais exister

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