AUCUN COMMERCE PROFITABLE
entre la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, l''le du Prince-Edouard d’un côté, et les provinces d'audelà de Québec d'autre part.
C'est ainsi que nos efforts étant déjoués, aucun débouché ‘n'étant ouvert au commerce que nous avious espéré, il arriva que, pour la première fois en ce pays. la protection devint une question pratique, Les défenseurs de cette idée nouvelle ont pu espérer, ils ont de moins suuteau avec hardiesse que la promulgation d’un tarif élevé ferait naître chez nous tant de manufactures et nous amènerait un si fort recruteinent d'immigration, tout en faisant cesser notre émigration, que nous trouverions alors ici les marchés que nous avions espéré trouver à létranger.
Et quoique, durant l'agitation politique de 1877- 1878, on ait promis à toutes les classeæ que l’adoption d’un tarif protecteur leur fournirait les plus grands avantages, c'était à la classe agricole qu’on faisait les plus belles promesses. En effet, on fit jouer à la politique nationale le rôle de la bouteille magique entre les mains du jongleur, fournissant tour à tour du vin, de la bière, des spiritueux, voire même de l’eau selon que le mystifié demande du vin, de la bière, du whiskey ou de l’eau. Ainsi promit-on aux cultivateurs que, si nous avions la protection, chacun d’eux aurait