‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 379 sur 571 · SE SONT TOURNÉS. EN CRUELLES DÉCEPTIONS · texte numérisé non relu

SE SONT TOURNÉS. EN CRUELLES DÉCEPTIONS

car c'est un fait bien avéré que plusieurs des plus chauds défenseurs de la protection, qui avaient promis ces brillants résultats, furent victimes de leur propre dévouement à cette cause. Dans leur ardent désir de faire triompher cette idée nouvelle, ils ont

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représenté le pays couvert de manufactures avec de superbes constructions et de gigantesques cheminées lançant majestueusement vers les cieux la fumée de l’industrie moderne. Ils ont dépeint les cités et les villes toutes peuplées d'artisans et d'ouvriers qui consommeraient tout ce que les cultivateurs pourraient produire, mais ces beaux rêves ne se sont pas réalisés et ici encore on a vu un fiasco complet. Quelle en était la cause? Pourquoi ces beaux résultats que devait donner la politique nationale ne se sont-ils pas réalisés? Parce que les agitateurs de 1877-78 avaien: complètement perdu de vue que l’industrie moderne ne peut progresser et grandir dans un marché limité, I] faut à l’industrie moderne un vaste champ pour qu'elle puisse prospérer. Le principe de l'industrie moderne est ie suivant: Réduire au plus bas prix possible le profit sur les articles manufacturés et en augmenter la production dans une progression infnie. Dans de telles conditions, personne ne peut manufacturer aucun article avantageusement à moins qu'il ne le fasse sur une grande échelle, et celui qui peut écouler ses produits sur les grands marchés est toujours celui qui peut les vendre au plus bas prix: et en même temps, celui qui pourra réduire un tant soit peu le coût de la production de sa marchandise n'aura plus à craindre la concurrence et surmontera facile ment les obstacles qui l’entravent.

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