‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 381 sur 571 · QU'UNE GOUTTE D'EAU DANS L'OCÉAN · texte numérisé non relu

QU'UNE GOUTTE D'EAU DANS L'OCÉAN

un atome dans l’espace. Nos manufacturiers de coton se sont mis à l'œuvre avec confiance, mais ils se sont bientôt vus en possession d’un immense stock de marchandises qu'ils ne pouvaient écouler. Alors, monsieur, qu'ont-ils fait? Ils se sont concertés et ont décidé de réduire la production, ils ont diminué les heures de travail, congédié leurs employés, afin de conformer la production aux besoins du pays. Ils se sont concertés pour empocher sur le capital investi les larges profits que le tarif leur donnait sur la concurrence étrangère. Cependant, comme je le comprends, ces profits sur le Capital investi ne sont pas considérables relativement. Bien que nous n’ayons que vingt-trois manufactures et 609,000 métiers, ce nombre est encore trop élevé pour les besoins du pays ; aucune de ces manufactures ne fonctionne continuellement aujourd’hui, même un grand nombre ne fonctionnent que la moitié du temps, et pas une seule régulièrement. Ce qui est vrai pour le coton l’est également pour les autres industries du

ays, et la conclusion est inévitable: c’est que la poitique nationale n’a pas produit les résultats aux. US on s'attendait alors. La politique nationale n'a pas développé une seule grande industrie nationale, ni créé un marché domestique (home market) pour notre agriculture, comme on nous l'avait promis, Mais, monsieur, la nécessité d’agrandir le champ de notre trafic et de notre commerce est si grande que pendant tout cetemps nous avons cherché en tout sens, tantôt dans une direction, tantôt dans une autre, de nouvelles issues et de nouveaux débouchés pour notre commerce.

Dans le débat sur l'adresse durant la présente session, le promoteur de celte adresse nous a aporis avec orgueil que le gouvernement avait délégué des commissaires en Australie afin d'obtenir le commerce avec ce pays; il nous a dit que des négociations ont été ouvertes avec la République Argentine pour établir un courant commercial avec cet état. Que résultera-t-il de ces efforts? Il en résultera la même chose qui est résultée de tous nos autres efforts dans ce sens. Quel résultat ont rapporté les délégués que nous avons envoyés au Brésil, aux Indes occidentales et en Espagne? Aucun, et pour la bonne raison que, entravés comme nous le sommes par un tarif protecteur, nous ne pouvons tenir tête au libre cominerce de l'Angleterre dans ces marchés; de telle sorte que, comme conclusion inévitable, tous les efforts que nous avons faits depuis 186Z.pour développer notre comerce et en étendre la sphère

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