‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 383 sur 571 · A ENVOYER DES DÉLÉGUÉS AUX ANTIPODES · texte numérisé non relu

A ENVOYER DES DÉLÉGUÉS AUX ANTIPODES

mais il ne peut envoyer des commissaires à Washington. Il n’a pas d’objections à ouvrir des négociations avec la République Argentine et ses 5 millions d'habitants, mais il ne veut pas entrer en relations avec les Etats qui sont au sud de nous et dont le commerce est vingt fois plus considérable que celui de la République Argentine. Mais ils ont lcirs raisons pour cela [ls n’agissent pas par pur caprice, ces messieurs. Ils ont leurs raisons. Ils ont dans leurs statuts une offre permanente d'ouvrir leur marché, dans une certaine proportion, aux Etats-Unis, pourvu que ces derniersouvrent le leur dans une égale proportion. Maïs ils ne vont pas au-delà; ils se drapent dans leur dignité et navancent pas d’une

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semelle. L'offre qu’on fait au gouvernement américain est d’un caractère limité, ne couvrant que les produits naturels seulement. Ce n’est pas ce que nous demandons. Ce n’est pas une offre de commerce illimité, comme celle que demande mon honorable ami à ma gauche. Mon honorable ami a prouvé, au moins à la satisfaction de tous ceux qui veulent envisager la chose froidement et sans parti pris, qu'une réciprocité illimitée est préférable à une réciprocité limitée, si encore le gouvernement avait obtenu la réciprocité limitée qu'il a offerte au gouvernement américain, nous aurions été contents de l’accepter, et le gouvernement aurait eu droit à la Drattt du pays. Mais le gouvernement a failli dans ses efforts. Cette offre permanente est 1à depuis neuf ans et le gouvernement américain n’a pas jugé à propos de mordre à l’appit ; mais je me trompe, ce n’est pas un appât, appât n'est pas le mot propre.

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