‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 401 sur 571 · RS D PRES RAS · texte numérisé non relu

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ami sont les sentiments qu’entretiennent les dix-neuf vingtièmes de la population de la Nouvelle-Ecosse.

Quelques députés:—Non.

M. Laurier:—Oui. 7 ut-être dira-t-on que je n'ai pas raison de parler ainsi, parce que la Nouvelle-Ecosse arenvoyé une majorité pour appuyer le gouvernement. Monsieur, la raison pour laquelle la Nouvelle-Ecosse a renvoyé une majorité à ce gouvernement, c’est que la question que lui a souumise le parti libéral n'était pas le rappel. J'ai foi en la Confédération, nuus avons foi en la Confédération, et nous vuulons queles provinces maritimes comprennent bien que la politique du parti libéral ne tend pas tant à les induire à élire de nos partisans, que de les gagner à la cause de la confédération et de faire d’eux, uon seulement de loyaux sujets britanniques, comme ils le sont, mais aussi de loyaux sujets canadiens. Si vous voulez faire cela, si vous voulez atteindre ce but, vous devez modifier entièrement votre politique; si vous désirez atteindre ce but, vous devez donner aux habitants de la Nouvelle-Ecosse et des provinces maritimes leur marché naturel. Laissez-les commercer où le commerce leur est le plus profitable, et vous aurez gagné leur cœur au drapeau canadien, et non au drapeau britan:..que seulement. C'était notre espoir jadis de créer

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