L'UNION DU HAUT ET DU BAS-CANADA
était une œuvre si imparfaite que le principe si juste et si équitable de la représentation basée sur la population fut systématiquement repoussé par une province, puis par l’autre, dans la crainte qu’en admettant ce principe on n'armât la plus puissante des deux provinces d’un instrument de tvrannie.
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Ils se rappellent que George Brown combattit toute sa vie pour obtenir justice sur ce point, non seulement pour Ontario, mais pour toute l'étendue de l'Union canadienne, Toute sa vie il lutta pour faire triompher le véritable remède à cet abus en substituant au système défectueux de l'Union la Confédération de toutes les provinces de l'Amérique Britannique du Nord. (Bruyants applaudissements.}
Eh bien, monsieur le président, je dirai aux Rtformistes du comté de Halton, aux Réformistes d'Ontario, que nous les Réformistes de 1SSS, nous les Canadiens d'aujourd'hui, nous avons aussi un devoir à remplir, une tâche à accomplir, un abus à faire dispaaître, et que, si nous ne détruisons pas cet abus, c'est lui qui détruira ce pays qui nous est cher. (Ecoutez! écoutez!)
Monsieur, je pose la question à tous ceux qui sont présents. Il y a maintenant vingt-un ans que la Confédération a été fondée. A cette époque, nous avions l'espérance. n'est-il pas vrai ? nous avions l'espérance, comme on l'a dit alors, de lier entre elles par ce système nouveau Îles provinces anglaises du continent, de les unir ensemble par les liens de l’affection et du respect mutuels, enfin d’en former une nation. Tel était notre rêve, telles étaient nos espérances souvent exprimées, souvent répétées. Eh bien, jele demande à tous ceux qui m'entendent, sans m'occuper de leurs antécédents ni de leurs prédilections politiques, qu'ils soient conservateurs ou réformistes, je vous le demande à tous, qui que vous sovez: reportez vos regards en arrière et dites-moi où nous en sommes de la réalisation de la tâche que nou: nous étions imposée il y a vingt-un ans. Monsieur. la pénible réponse à cette question, c’est que nous n'avons pas avancé d’un seul point, pas d’un iota. Pourquoi? Parce que le Canada n’a pas trouvé, dans ce nouveau système, cette prospérité qui était l’objet désigné dès le début à ses efforts. (Applaudissements.) Je ne veux pas comparer notre sort à celui des nations européennes, mais je vou: demande sil n'est pas vrai que
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