LE VIDE DES PRÉTENTIONS ET DES PROMESSES
d'il ya dix ans. Je ne blâme personne, monsieur le président, pour avoir cru à ces belles promesses, Mais, si je ne blâme personne pour avoir cru, celui-là n'en est pas moins blâmable qui, aujourd'hui, ne s'élèverait pas au-dessus des exigences du parti, et ne dirait pas ce qu'il pense quand tout lui prouve que la politique nationale à été une imposture et qu'il faut à tout prix un changement. (Longs applaudissements.)
Quel doit être ce changement ? sir Richard Cartwright la dit pendant la dernière session. Nous avons essayé de la restriction, et cela n’a pas réussi: eh bien.essayons maintenant d’une politique d'expansion. La politique que sir Richard nous a proposée, c'est d'avoir la réciprocité illimitée avec les sixmillions d'hommes vivant de l'autre côté de la frontière, (Applaudissements prolongés.) Cette politique, c’est de faire tomber toutes les barrières qui séparent les deux nations.
Monsieur, l’expérience est la pierre de touche de toute théorie. Quand nous avons inauguré il y a dix ans la politique nationale, nous n'avions pas d’exptrience et quelques-uns pouvaient penser que les prédictions qu’on faisait alors se réaliseraient. Nous avons éprouvé cétte politique pendant dix ans, et elle a déplorablement échoué. Il n'en est pas ainsi de la réciprocité. Nous savons ce que la réciprocité peut faire, ear nous savons ce qu'elle à fait dans le passé Nous avons eu la réciprocité auparavant, pas une réciprocité illimitée, il est vrai, mais restreinte, borne aux produits naturels du sol. Et il n’y a pas un homme dans cet auditoire qui n’admettra pas que les douze années durant lesquelles nous avons eu ce traité de réciprocité ont ‘té l’âge d’or de l’agriculture canadienne. Eh bien, ce que la réciprocité à déjà fait,
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A OAKVILLE EN 1888
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