‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 448 sur 571 · CE LONG DUEL SE TERMINA · texte numérisé non relu

CE LONG DUEL SE TERMINA

comme nous le savons, sur les plaines d'Abraham. La guerre fut cependant prolongée encore une année par lr chevalier de Lévis, mais sans autre résultat que l'obtention de termes de capitulation plus généreux de la part du vainqueur. à

On a parlé de ces termes, et je n’ai pas besoin d’y revenir. Les communautés religieuses furent maintenues dans la possession de tous leurs biens, aussi librement que si elles fussent restées sous la domination du roi de France, L’honorable député de Muskoka (11. 0'Brien) a dit en ouvrant le présent débat que les

termes de la capitulation avaient été modifiés par le traité de Paris. Pour ma part, je n’y puis voir de différence ; mais, si différence il y a, Je suis parfaitement prêt à accepter l'interprétation qu’en a donnée le gouvernement anglais lui-même. Relativement à la manière dont legouvernement anglais a traité ces communautés auxquelles on avait promis une immunité spéciale, je ne vois aucune différence dans leur position sous le régime français et sous le régime anglais. Le gouvernement anglais a traité ces communautés et toute la population, sous le rapport des intérêts religieux, avec la plus grande générosité. Toutes les communautés religieuses, sauf les Jésuites, unt été maintenues dans la possession de leurs biens. On a fait une exception pour les Jésuites, et pourquoi? Est-ce par droit de conquête, comme l’a affirmé l’hon. député de Simcoe (M. McCarthy) ?

M. McCarthy.—L'honorable député voudrait-il me permettre de l’interrompre ? Je n'ai pas affirmé cela. C’est en vertu de l'introduction de la loi anglaise dans le pays, lors de la conquête, et nullement par droit de conquête, que ces biens ont été confisqués au profit de la couronne.

M. Laurier. Quoi qu’il en soit, j'accepte la correction. Je n'ai pas l'intention de traiter le côté légal de la questiun, parce que, suivant moi, il ne se présente pas dans le cas actuel. Mais, quand même, comme l’a dit l'honorable député, le gouvernement anglais aurait pris possession de ces biens en vertu de l’introduction de la loi anglaise dans le pays, cela aurait pu s'appliquer tout aussi bien aux autres communautés qu’à celle des Jésuites. Pourquoi a-t-on fait cette exception ? Pourquoi ces autres communautés religieuses ont-elles été maintenues dans la possession de leurs biens, et les Jésuites exceptés ? Je crois que le ministre de la Justice a donnéhier

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