POUR LEUR REFUSER LA JUSTICE
à laquelle ils ont droit? Supposons qu'ils soient aussi dangereux qu'on les représente ; cela serait peut-être une raison pour Jeur refuser les droits civils, pour refuser de les reconnaître. Mais 1ls ont été constitués en corporation, il y a deux ans, par la législature de Québec, et l'acte qui les a ainsi constitués a reçu lapprobation de ces faibles protestants dont parle Île député de Simcoe, lesquels représentent la minorité à la législature de Québec. M. Lynch, un ami politique de l'honorable député de Simcoe, parlant en cette circonstance, s’est servi de ce langage remarquable :
M, yvnch, à propos du bill constituant les Jésuites en corporation, a dit que, malgré ce que l'on pourrait penser dans certains quartiers, le bill n'avait rien d'alarmant de sa nature. Nous vivons, dit-il, dans un siècle où la sagesse prévaut, nous vivons dans un siècle où la liberté est censée exister dans tout l'univers, et nulle part, dans tout l'empire de Sa Majesté, la liberté ne règne plus que dans la province le Québec. En comité, avec l'équité dont font toujours preuve les membres de la chambre, certaines parties du préambule ont été retranchées. Est-il possible que l'opinion publique intelligente de la province de Québec refuse à ces Pères Jésuites les droits civils que nous avons accordés à tous les autres? Si cette question a quelque caractère religieux, cela doit être réglé ailleurs que dans cette chambre. S'il y à, dans ce bill, quelque chose contre les droits civils, retranchons-le. Tant que l'on ne im’auta démontré cela, je suis disposé à appuyer ce bill.
Et le bill a été appuyé et adopté. Dans ces circonstances, il me semble que les plaintes que nous avons entendues aujourd’hui et hier se font entendre bien tard. Mais, monsieur l’Orateur, tout homme, qu’il soit l’ami ou l’ennemi des Jésuites, doit au moins admettre qu’ils repoussent et nient toutes les accusations portées contre eux ; ils repoussent et nient les
:y3 et HAT 68 t soit
{ aussi ut-être F pour stitués cure de u l’aparle le iorité à Alitique tte cir-
Le :
suites en 1ser dans a nature.
aut, nous lans tout
membres té retranisente de les droits btte ques- & ailleurs ne chose ie m'auta&
ces cirjue nous ntendre homme, u moins L ACCUSAjent les
———— …— —— ee ——— —————
doctrines dangereuses qu'on leur prête. Je ne toucherais pas un seul instant à cette question, sans les remarques faites aujourd'hui par mon ami le député de Nortfolk-Nord (M. Charlton); imais je ne saurais laisser passer sans quelques commentaires des idées comme celles qui ont été exprimées, bien que ce ne soit ni le lieu ni le temps convenables pour défendre ou attaquer les Jésuites. Tous ceux anxquels la littérature française est familière savent que Pascal, dans ses célèbres * Provinciales, ” a cité plusieurs paragraphes très répréhensibles qu'il attribue aux Jésuites. [1 m'a été impossible, pour ma part, de découvrir ces extraits ; j'ai souvent cherché les livres dans lesquels on les avait pris; mais je n'ai pu les trouver et je ne puis dire s'ils sont vrais ou faux. Mais je sais ceci: c'est que des écrivains aussi éminents que Pascal ont aflirmé à maintes et inaïintes reprises que tous les énoncés sur lesquels Pascal basait son accusation