‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 486 sur 571 · NE SUIS PAS DE CEUX-LA · texte numérisé non relu

NE SUIS PAS DE CEUX-LA

(Assentiment.) Je dis queje ne suis pas de ceux-là —que mes paroles soient entendues de l’ami et de l'ennemi. J'irai plus loin. Quand le sort des armes et la puissance des traités eurent fait de mes ancêtres les sujets de l’Angleterre, Phistoire est là pour dire qu'ils continuèrent longtemps à lutter contre |’ Angleterre. Ils se plaignaient—et, selon moi, avec raison —de ce qu'ils n'étaient pas traités avec justice; mais l’histoire atteste que, dans le cours entier de cette longue lutte, tout ce qu’ils demandaient, c’étaient les privilèges des sujets anglais. (Marques d’assentiment.) La concession n’est pas venue tout de suite. Elle fut lente à venir ; mais elle vint, et quand elle fut faite, ce fut sans réserve, de la manière la plus large. Et je dis qu'il serait de la plus noire ingratitude pour nous que de nous soustraire aux responsabilités des sujets britanniques, après avoir demandé à

l'Angleterre et obtenu d'elle les droits dont jouissent ses sujets (Marques d’assentiment.) Je dis que ce serait de la plus noire ingratitude si, après avoir recherché la protection de l'Angleterre qui nous a permis de devenir forts, nous allions profiter de notre force, pour tenter de frapper la main amie et refuser de partager le sort de ceux qui sont nos concitoyens,

dont nous sommes en réalité les compatriotes et dont nous réclamons le droit attaché à leur naissance comme constituant notre propre héritage depuis que nous sommes suumis à l’Angieterre. (Marques d’approbation.) Mais laissez-moi en mêmetemps vous dire ceci, monsieur le président: je ne suis pas pour

jouer ici un rôle de sycophante; je ne viens pas flatter

ici les sentiments particuliers de ceux à qui je parle; je suis ici comme Canadien-français (marques d’approation) et je reste vbstinément

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