‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 488 sur 571 · L'AVANTAGE SERA TOUT DE LEUR CÔTÉ · texte numérisé non relu

L'AVANTAGE SERA TOUT DE LEUR CÔTÉ

(Rires et applaudissements.) Quand la Confédération fut établie, on ne prétendait pas la fonder sur l’humiliution d'aucune race. On ne prétendait pas qu’aueune dût sacrifier son caractère propre; mais on espérait que, tout en conservant son individualité, chaque nationalité concourrait avec toutes les autres à former

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une nation une. Il est dans l'esprit du parti libéra il est conformu au principe posé lors de l'établissement de la Confédération, qu'il y ait plusieurs provinces, qu'il y ait une division, mais en même temps une union de toutes. Voilà sur quoi nous avons basé notre conduite, laquelle a été l'objet d'un trop grand nombre de critiques. Je parle de notre conduite lorsque nous avons promulgué l'acte législatif relatif aux biens des Jésuites.

Monsieur le président. j’aborde ici une question délicate. J'ai adopté une opinion et je demande le privilège d'exposer cette opinion telle que je l’entretiens. Je ne vous demande qu'une chose. Jamais un audituire anglais ne la refuse: le fair play qui me permette d’énoncer ce que j ai à dire.” Je suis que cela me sera accordé, que vous partagiez ou non mon sentiment.

D'abord cette loi a passé pour ainsi dire dans le silence, Klle à été pendant longtemps devant la Législature. L’attention publique n’a pas été attirée sur elle. Pas un mot

N’A ÉTÉ DIi À L'ENCONTRE.

Finalement elle fut votée du cousentement unanime de la législature de Québec ; is, après la promulgation de la loi, les pétitions qui n'avaient pas été envoyées à la Législature furent adressées à Son Excellence, ou, pour. mieux dire, au gouvernement, et finalement à Son Excellence pour lui demander de frapper la loi du vo. Le gouvernement refusa d'obtempérer, et la motion présentée pour censurer ce refus du gouvernement fut déposée par un partisan bien connu du ministère, le colonel O’Brien. (Applaudissements.) Je vois que la motion du colonel O’Brien rencontre l’approbation. ( Nouveaux applaudissements.)

Messieurs, Dieu merci ! nous sommes ici dans un pays libre, et je n’objecte point à ces applaudissements. (Applaudissements et marques d’approbation.) Maintenant, messieurs, laissez-moi vous dire

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une chose: je n’ai pas d'amour de reste pour le gouverment, et je suis assez disposé à reconnaître que ce sera toujours une œuvre d'amour pour moi que de prêter mon aide au colonel O’Brien ou à quelqu'autre député que ce soit, lorsqu'ils travailleront contre le gouvernement, Cependant en cette occurrence je ne pouvais le faire. La question n'était pas nouvelle ; elle avait été débattue à maintes reprises par les deux partis.

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