‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 489 sur 571 · LA QUESTION DES DROITS PROVINCIAUX · texte numérisé non relu

LA QUESTION DES DROITS PROVINCIAUX

que comportait cette motion, avait formé le sujet d'un débat entre le parti conservateur et le parti libéral. Le parti conservateur, représenté à Ottawa par le gouvernement de sir John Macdonald, avait toujours eu pour doctrine—doctrine qu'il a appliquée ici, dans la province d'Ontariu—qu'il avait le droit de reviser ia législation provinciale et de frapper de veto tout ce qu'il pourrait considérer comme prêtant à objection. Le parti libéral au contraire a toujours soutenu que la législature provinciale relevait exclusivement de la population de la province dans laquelle elle avait été promulguée, En cette circonstance—à tort ou à raison, que ce fût bien ou mal—nous sommes restés fidèles à à n08 principes, mais non pas le gouvernement. Il a exécuté une cabriole ; il a exécuté une cabriole remarquable même pour un gouvernement qui s’est signalé par l’audace, la rapidité et la continuité des siennes. Je sais que notre conduite sur cette question n’a pas eu l’approbation de tous les libéraux. Le grand journal auquel vous, monsieur le président, êtes attaché, le Globe, ce vétéran dela Réforme (sifflets) Pourquoi siffler par ce qu'un homme a le courage de ses opinions ?

Je ne partage pas le sentiment du Globe, maïs je nai pas de reproche à faire au Globe parcequ'il ne partage pas le mien. Le Globe est libéral et je suis libéral. Nous libéraux, nous ne sommes pas gens à ne rien voir de bop chez autrui.

Quant à cette question, monsieur le président, je

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