UN PAS DE PLUS
L'objection que vous avez à cette loi. la voici: c'est qu'elle a pote effet, d’après vous, de faire ce quin’a jamais été fait en Angleterre.
Laissez-moi vous dire, si vous me permettez examiner avec vous cette afaire dans le calme, que jamais monsieur Mercier n’a eu telle intention (siflets). Laissez-moi faire un pas encore et ne sifflez pas avant le temps. (ApplaulTissements.) Car je me verrai forcé de vous dire que, dans le débat soulevé lorsque M. Mercier eût déposé le projet de loi, il dit à la minor ité anglaise que, si elle objectait au préambule, il n°3 * aurait aucune difficulté, vu que l’on pour-
rait arranger la chose de façon à leur plaire. Cepen-
dant il donna à la minorité anglaise des explications qui la satisfirent, et à l'unanimité elle vota en faveur de la loi. (Applaudissements.) Laissez-moi, mes cuncitoyens, faire encore un pas. Si vous croyez que jamais un catholique romain du Bas-Canada a eu l'intention de suumettre l'autorité de la reine à la suprématie du pape, je nie de la façon la plus solennelle que telle oit été l'intention. (Bruyants applaudissements.)
Il n’y a pas d'organisation chrétienne dans laquelle le grand pré écepte du C ‘hrist Rendez à Céea ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu, ” n’est plus rigoureusement en vigueur que
[talian ché le disseins les umble oit le U ecouamas e n’au- | tem- | main-
: c'est jui n’a
mettez 1e, que n (sif-
eifflez ‘je me oulevé l dit à »réam-
Jepenations faveur 3 con- 27 que a eu eà la solenpplau-
dans à César artient ur que
dans la confession catholique romaine. (Applaudissements.) Laissez-moi, mes concitoyens, faire encore un pas de plus. Vous avez, dites-vous, donné trop d’extension à la doctrine du désaveu. Vous avez créé la possibilité d’une suprématie papale sur la suprématie de la reine. Que feriez-vous maintenant, demandez-vous, si la législature de Quéhec tentait de substituer l’autorité du pape à celle de la reine. Je pose cette question franchement, messieurs. Voici ma réponse :