JAMAIS LA LÉCGISLATURE DE QUÉBEC
n’a eu une telle prétention. Mais je vais plus loin, voulant faire face à l’obiection aussi carrément qu’il est possible. Supposons que la législature de Québec ou üne législature quelconque—notez que je vous parle comme un de vos concitoyens de Québec, comme un de ceux qui composent la majorité de la population québecquoise—essaierait de substituer l'autorité du pape à celle de Ïa reine, cette législature, par ce seul fait, se placerait en dehors de la confédération canadienne, elle sortirait de la limite des attributions du citoyen anglais ; eette loi serait tout simplement un acte de trahison et devrait être traitée comme un acte de trahison. (Applaudissements.) Voilà simplement, monsieur le président, la réponse que j'ai à faire en la présente occasion aux nombreuses accusations qu'on fait peser sur le parti libéral à l'occasion de cette loi, aux accusations qu'on a fait peser sur le parti libéral pour avoir refusé de désavouer cette loi.
Mais il y a encore une objection que cette législation soulève. Je la trouve énoncée dans les journaux d'Ontario. On dit que les hommes en faveur de qui cette législation a été faite sont des ennemis du progrès, des ennemis de la libe:té, que c’est un crime de la part de quiconque croit à la liberté et au progrès moderne que de ne pas faire servir le pouvoir du désaveu à la destruction de cette arme dangereuse entre ces dungereuses mains. (Applaudissements) Voilà sans doute le point de vue auquel se sont placés plusieurs de ceux de nos concitoyens qui se sont récemment constitués en
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