ASSOCIATION DES DROITS ÉGAUX
(Bruyants applaudissements.) Je ne suis pas de ceux qui prétendent détruire ce mouvement par un simple signe du doigt. Un mouvement auquel prennent part des membres éminents du clergé, des membres distingués du parlement, des gens haut placés dans toutes les conditions, tous mus à un haut degré par de fortes convictions, un tel mouvement mérite le respect, le respect qui doit naitie dans tour cœur viril qui constate la présence de l'esprit de conviction. J'ai suivi ce mouvement, bien que je ne puisse me dire d'accord avec lui dans toute: Îles conclusions auxquelles il arrive. Je l’ai suivi avec un vif intérêt; j'ai suivi tous les débats autant que je Pai pu, et je dois dire que j'ai été profondément impressionné par le discours récemment prononcé ici à Torofñto, à la convention tenue en juin dernier, par un de vos concitoyen
le révérend Principal Caven. (Bruvants PT Cv ments.)
Je n'ai pas l'honneur de connaître de dacteur Caven. Mais je suis heureux d'avoir à dire que son discours m'a impressionné comme le discours sorti d'un esprit élevé, aux vues larges, au caractère ferme, de dispositions douces et bienveillantes.(Assentiment.) J'ai lu, ainsi que je l'ai dit, son discours avec un vif intérét. J'ai cru trouver dans les paroles dont il s’est alors servi la raison de l'attitude qu'il a prise. Voici comment il s'est expr imé :
La théorie qui accorde Ia suprématie à l'éxlise dans les affaires :emporelles comme dans les affaires religieuses se trouve en conflit avec la th$arie sr laquelle repose toute vie publique libre, et en conformité de lagnelle noëre civilisation moderne se développe. D'après moi, c'est là le fait au donne de l'importance à la situation dont nous avons à nous occuper
et qui fait un impérieux devoir à ceux qu rejettent la première de ces théories et qui la considèrent comme dangereuse à la société, de résister à toute législation de la nature des actes dont nous nous plaignons. La théorie g uverne:nentale des ultramontains est constamment avouée et clairement proclamée par ceux qui la professent. On ne peut dons nous
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cuser de mal représenter les Jésuites et autres qui la défendent. Ilne faut pas être étonné siles champions de cette doctrine profitent des circonstances favorables pour la mettre en pratique.
Ces paroles me semblent bien graves: elles expriment la conviction du docteur Caven que les ultramontains vont se servir de cet acte législatif pour miner n03 instructions libres. Eh bien, admettons qu'il en soit ainsi. Supposons que les ultramontains vont se servir de ce privilège à eux accordé pour miner nos libres institutions. Comment devrons-nous les traiter? Cette question à été réitérée À maintes reprises par le Mail. Elle a été posée avec beaucoup de force, beaucoup de talent, mais, à mon sens, d’une façon