QUE CHAQUE OPINION SOIT LIBRE
et que la meilleure prévale, comme doivent toujours
révaloir la vérité et la justice. (Applaudissements.)
fais on me dira comme on nous dit tous les jours : qu'allez-vous faire si les ultramontains de la province de Québec font une tentative contre nos libertés et nos libres institutions ? Eh ! monsieur le président, nous ferons comme dans le passé, nous les combattrons. Ce n’est pas pour nous une chose nouvelle à faire ; ce n’est pas une chose nouvelle pour le parti auquel j'appartiens. Nous avons lutté longtemps contre les doctrines ultramontaines. Nous avons combattu longtemps alors que les ultramontains du Bas-Canada aidaient de leur mieux les tories d’Ontario et que ces derniers n’y vbjectaient aucunement. (Rires et applaudissements.)
I] n’y a que quelques années, une ‘élection s'est faite dans le comté de Charlevoix. Sir Hector Langevin était un des candidats. Ilfut élu et les tories accueillirent sa victoire comme un triomphe. L’élection fut attaquée devant les tribunaux pour cause d'influence illicite exercée par le clergé. Les ultramontains et même tout le parti tory soutinrent que le clergé avait le droit de se servir de son influence comme il l'avait fait et qu’il n’était pas justiciable des tribunaux civils.
Nous avons porté la question devant le tribunal civil de même que devant le tribunal ecclésiastique, et nous avons gagné devant les deux. (Applaudissements.) Nous avons alors lutté seuls. Et or Ti ceux qui n’objectaient point naguère à une alliance avec les ultramontains viennent nous dire que nous, libéraux, nous avons formé