‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 502 sur 571 · UN PACTE AVEC CES MÊMES ULTRAMONTAINS · texte numérisé non relu

UN PACTE AVEC CES MÊMES ULTRAMONTAINS

Jusqu'à un certain point, c’est vrai. Je suis ici pour parler ouvertement et je n'ai aucune raison de rougir de ce que nous avons fait. Lorsque les doctrines ultra-

libertés et nos droits civils, l'a 6t6 de notre devoir de combattre comme des hommes, et c’est ce que nous avons fuit, A cette 6poque, je n'ai jamais entendu les journaux /07y dénoncer les ultromontains, pendant que nous luttions contre le parti ultramontain, Jene les blâme point. Dans une forte mesure ils avaient raison. Mes compatriotes d’origine française appartenant au parti conservateur avaient emprunté leurs vpinions.non à l'école politique anglaise, mais à l’école politique française.

Je puis dire ici, monsieur le président, que depuis queje suis dans la vie publique, il y a aujourd” hui plus de vingt-deux ans, toujours j'ai travaillé à inculquer à ma province natale les vrais principes du libéralisme anglais. J'ai toujours répudié le libéralisme français. Non pas mon origine, notez bien, non pas ln terre de mes ancètre: ; mais seulement les idées qui ont amené le pays de mes aïeux à son étroite situation actuelle, Je voulais inculquer à mes nationaux de meilleures idées. Le parti ultramontain nous combattait quelquefois avec raison, quelquefois sans raison. Mais sa politique dogmatique ne restera pas longtemps sous le couvert des institutions britannianes. Pendant longtemps il a été le plus ferme appui du parti de sir John Macdonald. Mais il est venu un temps où il ne pouvait plus lefaire. La première fois quece parti s'est trouvé dans l'impossibilité de se soumettre plus longtemps à à la direction de sir John Macdonald, ce fut à propos de la loi sur les licences que vous vous rappelez tous.

Il s’est aussi complètement séparé du parti et du gouvernement de sir John Macdonald lors de la présentation de l’outragcant bill! des franchises. Je n'étais pas à cette é puque dans la position que j’occupe maintenant ; mais j'avais une situation entraînant une certaine responsabilité dans la représentation de ma province natale. Nous avions une question en face de nous. Le parti ultramontain

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