‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 511 sur 571 · AUTANT VAUT $E DÉBARRASSER · texte numérisé non relu

AUTANT VAUT $E DÉBARRASSER

tout de suite de l’attirail de la Confédération et adopter immédiatement l’union législative, car c’est à cela que cette prétention équivaut. Mais c'est là précisément la question à propos de laquelle le parti libéral a si longuement combattu.

Je sais fort bien que ce principe ne peut être proclamé sans froisser tantôt une province, tantôt une autre. Maison ne peut faire fonctionner le mécanisme fédératif sans adhérer au principe sur lequel il repose, et ce principe implique une séparation des pouvoirs, une distinction entre les corps locaux qui sont suprêmes dans leur sphère d'action, et le pouvoir central qui est aussi suprême dans lasienne. Jusqu'à présent nous avons assez bien. réussi. J'admets que nous avons ces légères difficultés, maïs j'ai confiance

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au jugement et à la réflexion calme de mes concitoyens de toutes croyances, de toutes races et de toutes provinces ; j’espère qu'ils affirmeront encore une fois que l’œuvre accompli en 1867 est bon et qu’il le faut maintenir.

Sous l’upération de ce système, je dois reconnaître que, depuis 1867. nous avons assez bien réussi. N ous n'avons pas réussi autant que nous l’aurions pu, et s’il y a une chose que je déplore, c’est que, sous l’opération de ce système à l’aide duquel nous devions créer une nouvelle nation, nous n’avons pas encore pu parvenir à créer un sentiment national dans toute l'étendue de la Puissance du Canada. C’est pourtant une chose à laquelle nous devons travailler et à laquelle le parti libéral travaille chaque jour; mais nous n’y pourrons parvenir que si nous parvenons à démontrer à nos nationaux que cela leur procurcra

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