LA PLUS GRANDE SOMME POSSIBLE DE PROSPÉRITÉ
Je ne suis pas de ceux—et je ne crois pas qu’il s'en trouve—qui nient que nous ayons fait des pas de géant dans la voie du progrès ; néanmoins nous n'avons pas fait ce que nous aurions pu faire.
On rapporte qu’un rui de l’antiquité avait coutume de dire: ‘ Rien n’est fait tant qu’il reste quelque chose à faire. ” Il est bien vrai que le parti conservateur nous répète tous les jours que.nous sommes le peuple le plus prospère du monde, que le lait et le miel coulent sur notre sol—bien que vous n’en voyiez guère—(rires), que tout est pour le mieux dansle meilleur des mondes; mais monsieur le président, bien que le parti conservateur chante chaque jour des antiennes à la louange de l’ordre de choses actuel, ces actes accusent un état de choses bien différent. (Assentiment et applaudissements.) On ne nous dit pas que nousayons rien à changer, rien à réformer. La réforme est une chose que les hummes de ce parti abhorrent ; mais, &’ils ne le disent pas en toutes lettres, leurs actes dém ontrent qu’ils ne sont pas tout à fait satisfaits de l’état présent des affaires. Dans les rangs mêmes de ?
conservateurs, on trouve une association organ : en vue de favoriser la mouvement de la Fédération impériale. (Signes d’assentiment.)
Qu'est-ce que cela signifie? Cela signifie certainement qu’à leur avis il faudrait faire quelque chose. Je ne suis point de ceux qui croient