‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 513 sur 571 · A LA FÉDÉRATION IMPÉRIALE · texte numérisé non relu

A LA FÉDÉRATION IMPÉRIALE

Ce qu’il nous faut à l’heure présente, ce n’est point une réforme politique, ce n’est pas un changement dans notre état politique. Ce qu’il nous faut, c’est une réforme économique et commerciale. C’est ce qui a été fort bien établi au sein de la Chambre des Communes, dans les rangs mêmes du parti conservateur, au cours de la session de 1888. Pendant cette session de 1888, M. Marshall, partisan du ministère, déposa une résolution dont la teneur était qu'il serait de l'avantage du Canada d’avoir des relations commerciales plus étroites avec la métropole. Une proposition rédigée en si peu de mots ne pouvait donner satisfaction. C’est pourquoi monsieur Dalton MeC::thy donna avis d’une autre motion qui serait de forme plus convenable, et voici ce qu'il proposa ou pl'tôt ce qu'il entendait proposer :

Qu'il serait du plus grand intérêt du Canala de chercher à apporter dans ses relations commercia'es avec le Royaume- Uni des modifications qui accorderaient sur les marchés de la mère-patrie des avantages qui ne sont pas offerts aux Etats étrangers, l& Canada se montrant disposé, en vue de l'obtention de tels privilèges, à donner sur son marché des avantages spéciaux à la Grande-Bretagne et l'Irlande, en tenant compte comme il convient de la politicue adoptée en 1879 pour favoriser les divers intérêts industriels du Canada, et en tenant compte également des nécessités financières du Dominion.

J'ai dit que cette motion n'avait pas été déposée. L'auteur n’a pas eu occasion de la soumettre à la Chambre et de la développer, mais, lorsque fut présentée la motion de M. Marshall, il dit que la politique adoptée devrait être que l’Angleterre reçût nos

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