‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 534 sur 571 · UNE ODIEUSE IMPUTATION · texte numérisé non relu

UNE ODIEUSE IMPUTATION

que d'attaquer la pureté de leurs motifs. Si je rappelle ces faits, ce n’est pas dans le but de récriminer, ce n’est pas dans le but de perpétuer le souvenir

amer de ces mauvais jours, mais, du moment qu'on nous menace d’une guerre de races, du moment que

dau mon honorable ami (M. McCarthy) se dispose à \ isquè- demander à la population d’Ontario de s'unir, je veux perte au moins avoir franc jeu dans cette lutte. Je ne puis lt 7 uabice laisser passer, sans m élever contre elle, une déclara- | | i, par tion conime celle qui a été faite à Stayner, et je dois con- | aura tribuer pour ma part au rétablissement de la vérité 1 faussée. Je ne puis laisser entamer par des apprécia-: 1 sante tions fausses la bonne renommée de mes compatriotes | | le un et je ne puls laisser répéter au Join sans contradiction | 0) peare. que la population de Québec n'obéit à d'autre loi qu’à ps je 4 celle de son égoïsme. Nous avions le droit d'espérer | :N hate que 1 honorable député (M. MacCarthy), en prenant | fondre l'attitu.'e qu’il a prise, en inaugurant cette nouvelle | “h e qui politique qui explique la conduite qu’il tient depuis n né les quelque temps, serait mû par des motifs d’un ordre |. ne on plus relevé et plus noble. |

inée Je n'ignore pas que, parmi ceux qui ont adopté la | sdtétrt manière de voir de l'honorable député, il yenaun

Papa ps grand nombre qui se sont laissé entrainer à la conclu-

aber à sion dont il s’est fait l'interprète, par la conviction que

l'existence de deux nationalités distinctes au Canada | est incompatible avec l’existence de la Confédération. le Je ne repousse pas absolument l’objection présentée sous cette forme. Au contraire, je dis que c’est une question qui mérite la sérieuse attention de tous | ceux qui ont à cœur l’avenir du pays, car personne ne eut se dissimuler que l’existence de deux nationaités distinctes doit nécessairement produire parfois, comme elle a produit dans le passé, des causes de conflit, et partant de danger. Mais il faut prendre les choses telles qu’elles sont et en tirer le meilleur parti possible. Nous formons deux races distinctes unies géographiquement sous la même allégeance politique, mais séparées par de nombreux traits ethnographiques, Le but apparent de l'honorgble député — le mien assurément, celui detous, j'en suis convaincu—est d’es- If sayer de former une nation avec ces éléments opposés. : | Voilà le problème que nous avons à résoudre ; comment allons-nous le résoudre? L’honorable député nous a donné sa méthode,

8, ne ustice

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