SA FIDÈLITÉ A UNE CAUSE EN DANGER
étaient de nature à convaincre les députés anglais que ses arguments étaient appuyés sur Îs raison et sur la générosité ; j’estime que ses paroles, même après de si longues années d'intervalle, devraient trouver de l’écho jusque dans cette chambre.
L'honorable député nous a rappelé que plus tard, lord Durham, dans son fameux rapport, avait conseillé l’abolition de la langue française dans la législature du Canada. C’est parfaitement vrai; l’on donna même suite à sa manière de voir dans l'acte impérial de 1840; mais aussi cinq ans ne s'étaient pas écoulés, que la législature duCanada décidait à l’unanimité,sans distinction de nuances d'opinion, d’adresser au gouvernement impérial une pétition à l’effet de demander l’abrogation de l’odieux article, qui fut en effet abrogé. L'union du Haut et du Bas-Canada venait d’être cunsommeée sous la direction de M. Baldwin, un esprit supérieur. L’on comprit bientôt que, pour qu’elle pût servir au bien général du pays, il fallait protéger toutes les races en leur garantissant ce qui leur était cher.
Cet acte de la législature a été, cependant, l’objet des critiques de l’honorable député de Simcoe (M. McCarthy). Il n’y a vu rien de grand, de généreux, de digne d’un homme d'Etat. Au contraire, il le caractérise conime