DA À POP
reuses l’entrainaient instinctivement d'ailleurs vers ce parti libéral qui avait tant fait pour le pays. Il suffit de jeter un regard vers le passé pour se mettre au courant de la situation. Après 1840, Papineau, Lafontaine, Baldwin, avaient courageusement travaillé à faire disparaître les aspérités choquantes de la nouvelle constitution. Ils avaient réussi à rétablir la langue française dans le parlement, puis à rendre le Conseil Législatif électif (quantum mutatus ab üllo !). Plus tard ils avaient aboli la tenure seigneuriale, décidé dans son vrai sens la question épineuse des revenus du clergé protestant, favorisé l’établissement et le fonctionnement des institutions municipales. Non contents de ces réformes, les libéraux de 1848 avaient inscrit sur leur Je gramme les articles suivants :
10 La réforme électorale, telle qu’elle Son de s’opérer en Angleterre ; 20 La mise en pratique des principes constitutionnels reconnus par les résolutions de 1841 ; 30 Le libre échange avec les pays étrangers et la libre navigation du St-Laurent ; 4o L’amortissement progressif de la dette publique ; 50 La concession des terres de la Couronne à des taux moins élevés ; 60 La réforme du département des Postes ; 70 La popularisation de l'instruction ; 80 La décentralisation du pouvoir.
Quels étaient les champions de cette politique? C’étaient les trois Dorion, Charles Laberge, Félix