Mêmes réflexions que ci-dessus
7. Ce caractère, dont je constate l'exactitude dans les sous-genres Putorius et Gale (mes trois Lutreola manquent de la partie posté-
(1) D’après ce caractère, je suis persuadé que le n° 2975, du sous-genre Lutreola et dont le sexe n’a pas été noté, est mâle.
rieure du crâne), me semble, comme les précédents, de nature spécifique et non subgénérique.
8. L'extrémité postérieure de la bulle osseuse me paraît plus renflée et aussi nettement soulevée au-dessus de la base du crâne dans les sous-genres Gale que dans les deux autres ; quant à son extrémité antérieure, elle est, il est vrai, d'ordinaire, chez les jeunes sujets du sous-genre Gale (n° 2638, 2387, 1977, 2386, 2979), de niveau avec la partie de l'os temporal qui la précède et qui se trouve renflée comme elle ; mais, chez les vieux sujets (n° 2951 et 2351) et même chez un jeune (n° 936), elle me paraît nettement soulevée au-dessus de la base du crâne, quoiqu’un peu moins fortement que dans les deux autres sous-genres. Pas plus dans ce caractère que dans les précédents, je ne vois rien de suffisamment net et tranché pour justifier une distinction subgénérique.
9. Qu'on considère les os nasaux dans leur ensemble ou chacun isolément, leur extrémité postérieure ne me paraît pas plus bifurquée dans le sous-genre Putorius que dans les deux autres. Sur trois de mes crânes appartement à ce premier sous-genre, la fusion précoce des os nasaux avec les frontaux laisse deviner plutôt qu'observer leur forme ; mais, sur le quatrième (n° 2308), la terminaison simple, en pointe obtuse, des os du nez se montre avec la plus grande évidence. Wilh. Blasius aura eu entre les mains un sujet aberrant,
10. Je ne puis voir aucune différence sous ce rapport entre les trois sous genres. Dans le sous-genre Putorius, le lobe interne de la carnassière est sensiblement plus faible que le lobe antérieur chez trois sujets, tandis qu’il est moins renflé à la base mais plus long chez le quatrième (n° 2503); dans le sous-genre Lutreola, le lobe interne est très nettement plus long que l’antérieur chez le sujet d'Amérique (n° 2820), plus court ou égal chez les deux autres ; enfin, dans le sous-genre Gale, les deux lobes me semblent avoir des longeurs bien peu différentes et, d'ailleurs, difficilement appréciables, et la masse du lobe interne me semble quelquefois supérieure (n° 2351, 2638, 2387, par exemple), quelquefois inférieure (n° 2863) et le plus souvent égale à la masse du lobe antérieur.
11. J'observe effectivement une différence dans le sens indiqué par Wilh. Blasius ; mais cette différence me semble assez délicate et bien insuffisante au point de vue d’une distinction subgénérique.
12. D'après mes observations : dans le sous-genre Putorius, la tangente menée au bord antérieur de la tuberculeuse d'un côté se dirige un peu en arrière, de façon à rencontrer le milieu ou le bord postérieur du lobe interne de la tuberculeuse opposée ; dans le sousgenre Lutreola, chez les deux sujets de France, la tangente rencontre le bord postérieur du lobe interne de la tuberculeuse opposée: