‹ Wilh. Blasius. Le vison du Japon (Putorius itatsi Temm.) ... Analyse critiqueChapitre 5 sur 10 · ET · texte numérisé non relu

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dans le sous-genre Gale, une seule fois je vois la tangente d'un côté coincider avec la tangente opposée (n° 2863); les autres fois, elle se dirige en arrière, soit faiblement (par exemple, n° 2387), soit très fortement (par exemple, n° 2351).

145. Chez les deux Lutreola de France, le lobe interne de la tuberculeuse supérieure est très semblabie à celui de Putorius, tandis que, chez le Lutreola d'Amérique, ce lobe est plutôt dilaté en avant; dans le sous-genre Gale, la dilatation de ce lobe me paraît assez . variable , soit en grandeur, soit en direction : dans la majorité des cas, elle est, comme dit Blasius, assez uniformément répartie en ayant et en arrière; mais, dans un cas (n* 2863), elle. prédomine en avant plus encore que chez le Lutreola d'Amérique.

14. Je ne vois pas de différence appréciable, à ce point de vue, entre les sous-genres Lutreola et Putorius : deux de mes Lutreola {n° 2975 et 2820) ont exactement la disposition des incisives inférieures que With. Blasius attribue aux Putois ; chez le troisième, il est vrai (n° 3270), la deuxième incisive inférieure de chaque côté, quoique toujours implantée en arrière, est inclinée de telle sorte que la partie supérieure de son bord antérieur atteint l'alignement des autres ; mais deux de mes quatre Putorius (n° 973 et 2505) sont absolument semblables sous ce rapport à ce Lutreola. Dans le sousgence Gale, la deuxième incisive inférieure de chaque côté me paraît toujours située en arrière des autres, quoique à des degrés divers.

La conclusion qui découle naturellement de l'examen qui précède, c’est que les trois sous-genres discutés ne présentent pas des caractères assez constants et assez précis pour mériter d'être conservés. Etant donné un crâne à déterminer du genre Pulorius, on serait , dans bien des cas, fort embarrassé pour le ranger dans l’une ou l’autre de ces divisions. Et le système de coloration ne fournit pas de caractère plus décisif: car, sans sortir des trois groupes discutés ici, P. sibiricus, que Wilh. Blasius place dans le sous-genre frale, a indiscutablement la robe des Lutreola. Aussi ne puis-je voir dans ces prétendus sous-genres que des groupes vagues et mal délimités, qu’on peut sans inconvénient désigner par un nom latin, mais qui ne méritent pas la qualification de sous-genres. Du reste, si je ne pense pas, sur ces points, comme l’auteur du mémoire que j'analyse, cette divergence me parait provenir surtout de ce que cet

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auteur et moi nous concevons différemment un terme de la série zoologique. Je crois que le sous-genre , comme le genre et comme l'espèce, doit être défini par des caractères constants et précis; mais je crois aussi que les subdivisions du genre Putorius ont été étudiées et caractérisées par Wilh. Blasius avec tout le soin dési- . rable et toute la précision qu’elles comportaient. Je reviens maintenant à mon analyse.

Voici d’abord deux caractères, indiqués par Brauns (loc. cit., in Asial. Soc., p. 419 et in Jenaer Zeischrifl, p. 580) et quirattacheraient l’Itatsi au groupe des Visons :

I. — Chez l'Itatsi, comme chez les Visons, la face antérieure des incisives supérieures médiane de chaque côté est tout entière ou presque tout entière dans l'alignement des dents voisines.

2. Le lobe interne de la tuberculeuse supérieure s’avance d’ordinaire plus en avant que le lobe externe, de sorte qu'une tangente à la face antérieure de cette dent se dirige soit obliquement en dedans et en ayant vers la pointe de la carnassière opposée (c'est le cas général) ou un peu en arrière de celte pointe, soit transversalement, de façon à se confondre avec la tangente opposée, soit (dans un cas unique et douteux), obliquement en dedans et en arrière.

Wilh. Blasius admet comme valables ces deux caractères, que j'ai discutés plus haut. D'ailleurs les autres caractères dentaires invoqués par Brauns à l'appui de la même thèse lui semblent sans importance. Il a aussi constaté que la situation du rétrécissement frontal, caractère dont son père, J.-B. Blasius, avait eu raison de se servir pour la distinction des espèces de l’Europe centrale, variait beaucoup dans chaque groupe et n'avait, par suite, aucune valeur au point de vue subgénérique. Mais P. ilatsi possède tous les caractères que Wilh. Blasius a assignés au groupe Lutreola.

Par son système de coloration, P. iaisi rentre aussi dans le groupe Lutreola. Il est brun clair uniforme , un peu plus clair en dessous; le museau et le tour des yeux sont un peu plus foncés ; les deux lèvres sont blanches et il y a une tache blanche sous la gorge. Par la longueur

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