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tés, se mirent à causer de leurs craintes et de leurs espérances.
— Quelque chose me dit, s’écria Ben, que nous atteindrons bientôt la terre, ou que nous allons rencontrer un vaisseau. Je ne sais pourquoi cette idée s’est logée dans ma tête, c’est peut-être parce que nous avons souvent échappé aux dangers... et que j’ai la ferme conviction que la Providence veille sur nous.
— Oui, oui, massa, nous pas perdre courage.
— Je me dis que c’est celui qui est au-dessus de nous qui a envoyé le long de nos planches ces poissons volants qui nous ont empêchés de mourir de faim. Oui , Boule-de-Neige , vous pcuvez parler de vos diables et de vos fétiches, moi, je dis qu’il y a quelqu’un qui leur est supérieur , et que c’est le Dieu des chrétiens! Il est présent partout; c’est lui qui a envoyé la nourriture, et l’orage qui nous a préservés, William et moi, de mourir de soif; c’est lui qui nous a fait rencontrer tous quatre, afin que nous puissions réunir nos forces et nous aider, mutuellement à sortir de celte passe où notre folio et notre méchanceté nous ont jetés.
— Avoir vrai et faux dans ce que vous dire, massa; c’être notre faute si nous venir à bord de la Pandora , mais la méchanceté appartenir aux autres qui être plus coupables que vous ou moi, pauvre noiraud.
— N’importe, je sais, Boule-de-Neige, qu’il doit y
DE T EliUE ET DE ME»
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avoir du bon en toi et en nous tous, pour que nous ayons été favorisés et protégés comme nous l'avons été jusqu’ici. Je pense que nous devons être reconnaissants, surtout après ce qui nous est arrivé aujourd’hui, et remercier celui qui a veillé sur nous.
— Remercier, massa ?
— Oui, dire une prière.
— Moi pas comprendre.
— C’est-à-dire remercier celui à qui nous devons notre délivrance , et William saura le faire pour nous. Veux-tu, garçon ? fit le marin en se tournant vers le mousse.
L’enfant se mit à genoux et les autres l’imitèrent.
La prière terminée, Bouîe-de-Neige, William et Laly se livrèrent au repos, tandis que Ben allait veiller au gouvernail.
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AVE N T CJ II E 3