‹ William le MousseChapitre 59 sur 78 · CU · texte numérisé non relu

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avant de prendre du repos, quitte à recommencer leurs opérations le lendemain.

Ils se trouvèrent ainsi dans l’obscurité pour retourner au radeau sur lequel ils voulaient passer la nuit ; mais ils avaient tant de fois fait ce trajet depuis quelques jours, que, malgré la nuit profonde, ils retrouvèrent leur chemin sans difficulté.

Ils se laissèrent glisser des épaules du cétacé au moyen de la corde qu’ils avaient attachée à sa large nageoire pectorale, et se mirent à souper d’un rôti chaud qu’ils avaient apporté avec eux, et qu’ils arrosèrent de vin des Canaries ; après quoi ils s’endormirent plus satisfaits et plus confiants qu’il ne leur était encore arrivé dé le faire depuis leur naufrage. Bientôt un profond silence régna sur le Catamaran.

Une scène bien différente se passait à dix milles d’eux parmi l’ancien équipage de la Pandora : l’extinction de la lumière qui brûlait sur le cachalot avait plongé tout le monde dans le découragement, comme nous l’avons vu.

Le lendemain, Ben-Brace fut le premier éveillé, il avait abandonné tout espoir dans le retour du baleinier, et il lui tardait que les provisions fussent terminées afin de continuer leur course vers l’ouest et de se rapprocher de terre.

Il secoua donc sans cérémonie Boule-de-Neige, William et Laly qui dormaient encore, et tout l’é-

quipage se trouva sur pieds; mais un brouillard épais les enveloppait ; la carcasse même du cachalot n’était plus visible, bien qu’ils en fussent très-rapprochés.

Le déjeuner ayant été servi et mangé à la hâte, les trois hommes montèrent sur le dos du célacê : Laly fut laissée à la garde du Catamaran.

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