‹ William Pitt et son tempsChapitre 22 sur 29 · M. PITT A M. ROSE · texte numérisé non relu

M. PITT A M. ROSE

c Bromley-Hill, 10 Juillet ISOl.

» Mon cher Rose»

» J*ai été sincèi'ement enchanté d'apprendre que Télection de Southampton s'était passée d'une manière si satisfaisante pour vous et pour votre fils. Vous avez vu que la nôtre s'était passée le plus tranquillement du monde à Cambridge; non-seulement tranquillement, mais avec toutes les marques possibles de zèle et de cordialité. Je voudrais avoir d'aussi bonnes nouvelles de trois ou quatre autres endroits, où, je ne sais pourquoi, les jacobins ont triomphé inopinément; mais, à tout prendre, je ne vois rien qui puisse changer notablement les forces respectives des partis ou l'aspect général de la chambre.

» Il est probable que je serai retenu près de Londres pendant huit ou dix jours par deux engagements, après quoi je retournerai à Walmer-Castle, où je serai enchanté de vous voir lorsque cela vous conviendra et que le vent sera bon. Je n'irai probablement pas dans le comté de Somerset avant la fin de l'automne, mais j'espère trouver l'occasion de faire un voyage le long des côtes, et de vous rendre votre visite dans le courant de l'été. Si vos fils sont avec vous quand vous vous embarquerez, je serai ravi de vous accompagner, si cela vous convient. Je

me porte à merveille, et je pourrai répondre à l'appel comme un marin robnsle et valide, lorsque nous nous retrouverons.

» Toujours à vous, » W. Pitt. »

Avant de retourner à Walmer, Pitt paraît' également avoir fait une visite au premier minière à la loge de Richmond-Park. Une cordiale confiance régnait encore entre eux, comme nous TavonsYu. La présidence du bureau du contrôle se trouvant vacante à cette époque, elle fut offerte à lord Castlereagh, et Fitt pressa vivement son noble ami d'accepter. Lord Castlereagh y consentit, et Tancien secrétaire d'Irlande^ au fort des réclamations catholiques, devint, avec l'entière approbation de Pitt, collègue d'Addîngton dans le cabinet.

Le vieux colonel Barré était mort le 3 juillet. On se souvient que M. Pitt lui avait conféré, en 1784, le clerk-

ship of the Pells en échange d'une pension qu'il possédait. Cette sinécure se trouva donc à la disposition de M. Addington. Il l'offrit d'abord à l'ami de Pitt, M. Steele, qui la refusa. Il dit ensuite au ministre retiré lui-même que « lui, M. Pitt, répondrait aux vœux du public s'il consentait à accepter cette charge. » Pitt répondit sur-lechamp négativement, de la manière la plus convenable. Il faut remarquer cependant que cette décision n'était peu^étre pas d'accord avec les idées de tous ses amis. L'évéque Tomline écrivait un an auparavant, en parlant de rembarras de ses affaires : « J'avoue que je ne vois pas grande objection à ce que M. Pitt accepte que seconde sinécure,. pourvu qu'elle lui vienne directement du roi*.

^ L'évéque de JLincoln à M. Rose, 24 juillet 1801.

M. Addington conféra la place ainsi refusée par M. Pittà son propre fils Henry, enfant de seize ans. Le doyen Petlew cite un billet de Pitt pour prouver qu'il approuvait complélement cet arrangement. Il écrivit à M. Âddington le 28 juillet : «Je me réjouis sincèrement que vous ayez trouvé moyen de disposer des PelU comme vous Tavez fait. Dans la situation actuelle, cela est infiniment préférable à tout autre usage que vous en pussiez faire ^ » Il y a cependant des gens qui pourraient encore préférer Y^im.pie de M, Pitt en 1784 à ses préceptes de 180^.

Paris était encombré à cette époque de visiteurs an* glais. A la conclusion de la paix, lord Wbitworth y avait été envoyé pour représenter TAngleterre. Depuis lor», et s urtout lorsque les élections générales furent terminées, l'ambassadeur et sa femme, la duchesse douairière de Dorset, ne furent occupés qu'à faire des présentations. Leurs compatriotes voyageurs arrivaient escouade après escouade, dans le désir fort naturel de voir la cour du pre» mier consul. Parmi ces personnes se trouva M. Fox. Il était allé à Paris en compagnie de son ancienne maltresse, miir triss Armistead % qu'il reconnaissait publiquement, pour la première fois, comme sa femme, à la suite d'un mariage secret contracté entre eux sept ans auparavant, De tous les visiteurs qui se pressaient en France , aucun ne la contemplai peut-être avec une admiration plus absolue. Voici l'une des notes de M. Rogers ' ; < Je disais que les

* Fie de tord Sidmouth^ note de la page 433 du vol. I.

> Voir sa lettre à lord Lauderdale, du 28 juillet 1802, la veille de sod départ.

' Souvenirs de M. Rogers. La conversation eut lieu à Paris le 2& oo tobre 1802.

Français remportaient sur nous sous un rapport, » ~ € Sous presque tous les rapports, » dit M. Fox.

Dans cette disposition d^espril, il était naturel quo M. Fox fût fort attiré vers le premier consul* 11 eut plusieurs entretiens avec lui, et en fut reçu avec d^ nom« breuses marques de considération et d*estime. -

Bien des années après, à Saint&'Hélène, Napoléon rappelait ses conversations avec Fox et exprimait tout le cas qu'il en faisait : « Toutes les fois que je voulais le faire enrager, » disait Napoléon, « je parlais delà machine in-* fernale, et je lui disais que les piinistres anglais avaient chercbé à me faire assassiner. Aloss il me contredisait vivement, et il finissait toujours par me dire dans son mauvais français : « Premier consul, ôtez-vous donc cela de votre tôte*. »

La réception de M. Erskine, le premier jour du moins, ne fut pas toutà fait aussi satisfaisante. Il était allé à PariSi bien convaincu sans doute que la France tout entière re-* tentissait du bruit de sa renommée au barreau ; mais, lorsqu'il fut présenté aux Tuileries, le premier consul le salua de cette question accablante (selon l'expression assez juste d'un témoin oculaire) ' : « Êtes-vous légiste? n

Mais, tandis que le premier consul et quelques-*uns de ses visiteurs faisaient assaut de politesse à Paris, des nuages s'étaient déjii élevés entre lui et Jes ministres anglais. Il ne dissimulait plus guère ses projets agressifs contre le Piémont et la Suisse en particulier. Il avait pris forcément ^possession de l'Ile d'Elbe, et avait fait céder ii

* Journal de f empereur Napoléon à Sainte-Hélène^ par Las Cases, vol. IV.

^ Mémoires de Fox, par Trotter. M. Trotter était présent.

la France la Lorraine et les deax Flandres. Dès le 8 avril, H. Pitt, se trouvant à cheval avec lord Malmesbury dans Hyde-Park, avoua ses secrètes appréhensions. Il avait eu, dit-il, au moment des préliminaires, Tespoir que Bonaparte serait satisfait de la puissance et de la réputation qu'il avait acquises. Maintenant il donnait de nouvelles preuves de son insatiable ambition. « Cependant, » dit h! Pitt, € je ne regrette pas d*avoir parlé en faveur de la paix; elle était derenue indispensable, et le repos, quelque court qu'il soit, est désirable pour TÂngletefre. Mais il faut avoir soin que Bonaparte sache que nous sommes prêts, et qu'il lui soit bien évident que l'Angleterre n'acceptera aucune insulte et ne subira aucune injustice *. »

D'autre part, le général Bonaparte croyait avoir de fortes-raisons de se plaindre du gouvernement anglais: nous conservions Malte, les conditions n'ayant pas été remplies du côté de nos adversaires ; nous n'avions pas expulsé les émigrés de Jersey, comme le premier consul nous l'avait demandé; nous n'avions pas requis les princes de la maison de Bourbon de quitter l'Angleterre, comme il le désirait également; nous ne comprimions pas la liberté de la presse anglaise, même lorsqu'elle publiait, comme il arrivait trop fréquemment, des attaques violentes et personnelles contre le général Bonaparte luimême. Le premier consul était surtout ému des écrits de Jean Peltier. C'était un royaliste français qui résidait depuis plusieurs années à Londres et qui avait commencé, depuis la paix, à publier un nouveau journal français intitulé r Ambigu. Quelques-uns de ses articles étaient

*, Jovrnaux de lord Malmesbury, vol. IV.

noD-seulement excessifs, mais on peut dire criminels. Par exemple, il établit quelque part un parallèle entre Bonaparte et César, et fait allusion en termes approbatifs au € poignard dans les mains des derniers Romains. » Ailleurs, poursuivant toujours ses allusions classiques, il prédit que Bonaparte sera un jour fait empereur, et il lui souhaite pour le lendemain « Tapothéose de Romulus. » De pareils passages pouvaient passer à juste litre pour un encouragement à Tassassinat.

En dehors de ces articles inconvenants, en dehors même des écrits de Jean Peltier et d'autres journalistes français & Londres, la liberté générale de la presse anglaise, dans ses commentaires sur le gouvernement consalaire, devint le sujet de représentations diplomatiques souvent réitérées. En vain les ministres assuraient qu*ils avaient lu les publications de Peltier avec le plus vif déplaisir; en vain ils exphquaient que les lois anglaises leur donnaient le droit de punir, mais non de prévenir ou d*empécher une calomnie ; le gouvernement français soutenait que TAngleterre était tenue, quelles que pussent être ses lois et sa constitution particulière, même au risque d*étre obligée de les remanier, de mettre un terme au système de calomnies invétéré et persistant qui subsistait dans sa capitale et qui était dirigé contre le chef de la république voisine.

Il faut avouer qu*en fait de calomnies, lord Hawkesbury eût aisément trouvé matière à une contre-accusation. Pour contre-balancer P Ambigu de Londres, on avait fondé t Argus à Paris. Le premier était rédigé en français et dirigé par des royalistes émigrés ; le second était écrit en anglais et conduit par des républicains fugitifs d'Angleterre et d'Irlande. On comprend sans peine que ces deux

3M WÎLtîAtf frtTt Eï SON TEMλS.

journaux, si dissemblables sous tous les rapports, rivali* saient de riolence dans les attaques : « Arcades ambo, » c*e8t*à-dîrc deux crocheteurs!

En outre, à la même époque, le Moniteur^ qui n'était pas un journal indépendant comme celui de Peltier, mais qui, au contraire, était complètement sous la direo tion du gouvernement, accusait les ministres anglais de prêcher et d'iionorer l'assassinat. Ils avaient pris part,dl« sait-on, aux complots formés contre la rie du premier consul : € George, dit le Moniteur, porte ouvertement à Londres son ruban rouge en récompense de la machine infernale qui a détruit une partie de Paris et coûté la vie à trente femmes, enfants ou citoyens paisibles. Cette protection spéciale ne nous autorise-t-elle pas à croire qu'il eût reçu Tordre de la Jarretière s*il eût réussit * »

Vers la fin de juillet, M. Otto transmit une note â lord HaïK^kesbury, détaillant fort au long ses griefs au sujet des émigrés de. Jersey , des princes de la maison de Bourbon et des attaques de la presse ; il adressait , sur ces chefs d'accusation et sur plusieurs autres, six de^ mandes séparées. La réponse de lord Hawkesbury fut ferme dans le fond, bien que modérée dans la forme. Il expliqua et défendit la liberté de la presse telle qu'elle existait en Angleterre, et ajouta que nous ne pouvions consentir à modiher nos lois et notre constitution pour satisfaire aux désirs d'un gouvernement étranger quelconque. Quant à l'expulsion des émigrés, qu'on demandait) son langage ne fut pas moins résolu : « Le gouvernement français, disait-il, doit avoir conçu une idée bien

^ Ce passage est traduit et inséré dans VHistoire de H. Adolphus^

fôi. m.

fausse du earactère de la nation anglaise s'il imagine que nous puissions jamais consentir à violer les droits sur les* quels reposent nos lit)ertés. »

Je n*aurai que trop tôt l'occasion de suivre les progrès de ces méfiances et de ces dissentiments déplorables qui contenaient le germe de la guerre prochaine. Pour l'instant» je veut seulement en rappeler l'origine et le début.

M. Pitt passa le reste de l'été et l'automne à Walmer'*- Castie. Ses lettres familières montrent le grand plaisir qu'il prenait à cetle tranquille vie de campagne. Il écrivait à Dcmdas, le 5 septembre :

« J'ai acquis beaucoup de santé et de force en montant à cheval et en me promenant en bateau» et je suis plus que jamais ravi de ma résidence ici. Je suis pour le moment au fort de la chasse aux perdrix, et je me prépare à prendre possession d'une belle ferme que j'ai louée dans le voisinage et qui me fournira une constante occupation jusqu'à la réunion du Parlement. »

n écrivait le même jour à Addington :

« Je serai enchanté de vous montrer toutes les améliorations qu'a reçues ce lieu-ci, tant eji beauté qu'en commodité... Ma nouvelle ferme (si la réunion du Parlement peut par bonheur être reculée jusqu'à Noël) me fournira de l'occupation pour le reste de l'année, ou just|U'à ce que Iq pacificateur de VEurope imagine de nous envoyer, de la côte opposée, une armée pour se venger de quelque article de journal. »

Il n'y a point de raison de douter que la satisfaction et le contentement qu'exprimait M. Pitt à Walmer-Castlé ne

fassent parfaitement réels. Un petit sentiment de langaeur pouvait l*atteindre de temps à autre dans cette calme retraite, sajis être incompatible avec sa disposition d*esprit générale, non plus que certains mouvements de retour vers la vie plus animée qu*il avait laissée derrière lui. L'expérience de Thistoire prouve que des pensées de ce genre s'élèvent dans i'àme, presque sans qu'on s'en rende compte. Comme des nuages d'été, elles traversent les années de retraite des hommes qui ont joué un rôle important dans les affaires de ce monde, surtout lorsqu'ils sont dans toute la force de l'âgé. Elles produisent l'effet que décrivait spirituellement, dans une lettre encore inédite, un homme fort actif à une échelle inférieure, John Wilkes : € Je me rappelle que Diderot m'écrivait, il y a deux ans : Ami Wilkes, que faites-vous? Si vous vous reposez,- vous êtes bien à plaindre. Je ne dors pas... dirais je... sur mes lauriers M »

Vers la fin du mois, M. Pitt fut assez gravement malade. Nous trouvons le détail de celte indisposition dans une lettre de son ami et de son médecin, sir Walter Farquhar, que je transcris d'après une copie existant dans les papiers de M. Pitt; mais je ne sais ni d'où elle vient ni à qui elle est adressée :

« Ramsgate, 2k décembre iSOS.

» Mon cher monsieur, » En revenant chez moi hier, j'ai trouvé votre lettre.

^ Cette lettre manuscrite est datée da 20 août 1778. On Ta troayée dans Tun des derniers endroits où on eût imaginé de la chercher, collée dans le 17< volume d*un exemplaire illustré de Byron qui a quarante-quatre Tolumes et que le Musée Britannique vient d'acheter en 1860.

Je De suis pas surpris de voire inquiétude, mais je suis heureux d*être en mesure de vous rassurer»

» Les symptômes alarmants n*ont pas duré bien longtemps, il est vrai; mais les moments m*ODt paru de longues heures dans une semblable position. Nous sommes maîtres de la situation maintenant, et la dernière bataille montre que la constitution est bonne. Je mMntéresse de jour en jour davantage au premier de tous les hommes, et j*ai enfin emporté la résolution que je pousuivais depuis si longtemps, la visite à Bath; M. Pitt doit s*y rendre au mois de novembre :

» Croyez-moi

» Walter Farquhar. »

Pitt cependant traite légèrement sa maladie dans une lettre qui devait passer sous les yeux de sa mère.

M. PITT a MISTRISS STAPLETON.

« Walmer-Castle, 17 septembre 1802.

» Chère mistriss Stapleton,

» Comme des bruits exagérés sur ma maladie pourraient arriver à Burton, je suis sûr que ce sera une satisfaction, pour vous comme pour ma mère, de savoir la vérité par moi-même. J'ai par le fait été assez tourmenté durant quelques jours par une attaque de bile qui venait, je crois, en partie d*un changement subit dans le temps, et en partie de quelques excès de fatigue à la chasse. Avec Taide de mon ami sir Walter, qui se trouve à Rams-

gaie pour quelques jours de vacance, l'indisposition s*en va, et je ne doute pas que je ne sois, dans un jour ou ni J5

deuxi toUI ausAi fori et aussi bien portant que je l'ai été, à cette exception près» depuis que je suis revenu ici au cornmencement de Tété. Sir Walter me dit qu'il a reçu récemment de bonnes nouvelles de Burton. J*espère bien que tous pourrez les confirmer, flester est arrivée ici hier^ en allant rejoindre ses amis les voyageurs à Douvres. J'espère jouir en tout cas du plaisir de sa société jusqu'à lundi, et quel^ ques jours de plus peut-être» si les vents sont contraires. Préséntezi je vous prie, mes tendresses et mes devoirs ^ ma mère, et rappelez-moi affectueusement à Harriett.

» Toujours, chère mistriss Stapleloui affectueusement à vous,

» W. PiTT. »

L Hester à laquelle H. Pitt fait ici allusion était l'atnée de ses nièces; et ceci m'amène à des; scènes de dissensions intérieures auxquelles je désire toucher le plus légèrement possible, tant elles sont pénibles pour moi et indiffé' rentes au public. La dureté de lord Stanhope avait peu à peu éloigné de lui tous les membres de sa famille. Sa fille non mariée, et par la suite les trois fils de son second mariage, quittèrent %tous sa maison. Lady Hester Stanhope partit de Chevening au commencement de Tannée 1 800, et elle alla résider chez sa grand'mère, à Burton*Pynsent. Dans l'automne de 48ÛSI, elle accompagna M. et Mme Ëgerton, du comté de.Chester, dans un voyage qu'ils faisaient sur le continent, et qui se prolongea jusqu'à l'été de Tannée suivante.

Pendant le mois d'octobre, M. Pitt recul plusieurs autres visites à Walmer-Castle. M. Canning vint d'abord, et après lui lord Gren ville; d'autres personnes les suivirent probablement.

M. Ganning rapporta plus tard à lord Malmesbury ce qui s*était passé. Mais il me semble évident que certaines erreurs se sont glissées dans ce récit, répété par. lord Malmesbulrjr fittir des ouMtre. U établit que M. Pitt s'était déclaré engagé d*honneur, mais lui seul, à soutenir et à conseiller le ministère actuel. Il regardait cet engagement comme un lien solennel, sur lequel le temps ne pouvait avoir aucune action, et qui ne pouvait être annulé sans le consentemeift exprès de M. Addington. Or, en premier lieu, il n'est pas Imaginable qu^un poliUqud et un parlemeataire pût «'eagager de cette manière envers un autre politique sans lenir compte des mesures que cet autre homme d'Ëlat pourrait trouver bon d'adopter. En sesond lieu, il faut remarquer que M« Pitt, dont Thonneur personnel est lUAUaqaable, n'uttendil pas la fin de l'année pour agir en opposition directe avec cet engagement imaginaire. Troisièmemeni) même au fort de ses attaques, jamais M. Addington n'allégua on pacte de ce genre, ni en public ni en particulier, comme il l'eût assurément fait si ce pacte eût térilabiematit existé ^

Je liens donc pour établi que la promesse d'appui donnée par M. Pitt à Addington> lors de soû accession au pouvoir, était, auryeux des deux parties, comme toutes les promesses de ce genre, un engagement conditionnel et dépendant de la marche future du ministère.

^ JiB^mmaux dé tord Èfatnmbury^ vol. tV.

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