‹ William Pitt et son tempsChapitre 15 sur 51 · INTRODUCTION. XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XV

tomba dans beaucoup d'erreurs sur les dispositions de la France, les mesures de la guerre et les chances des événements; il commit beaucoup de fautes, beaucoup d'actes inutilement hostiles et plus viotents, plus irritants dans l'exécution qu'ils ne l'étaient dans son intention. Mais sa disposition générale ne changea point : il souhaita toujours le rétablissement de la paix de la France, saisit avec empressement toutes les occasions o\'entamer des négociations dans ce dessein, éprouva toujours un vif regret en les voyant échouer; et lorsque, enfin, sorti du pouvoir en 1801, parce qu'il n'avait pu s'entendre avec le roi George III sur l'émancipation des catholiques, il vit la paix avec la France conclue à Amiens par M. Addington, son successeur, il l'approuva hautement et en défendit avec chaleur les termes dans la Chambre des communes : « Je n'hésite pas, dit-il, à déclarer que j'aime mieux faire la paix avec un ennemi, même à des conditions audessous des justes prétentions de mon pays, pourvu qu'elles ne portent atteinte ni à son honneur ni à sa sûreté, plutôt que de continuer la lutte pour telle ou telle possession particulière. Je regrette que les circonstances nous empêchent de conserver l'île de Minorque, et surtout un point aussi important, à

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