‹ William Pitt et son tempsChapitre 22 sur 51 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

tion, point par corruption ou par complaisance, et elle lui eût donné plus qu'il ne lui demandait.

Elle l'abandonnait quelquefois lorsqu'il venait appuyer devant elle quelque grande réforme libérale. Tout conservateur et défenseur de l'ordre établi qu'il était, M.'Pitt ne renonçait point au progrès de la justice, de la civilisation et de l'humanité dans les lois et le gouvernement de son pays. L'abolition de la traite des nègres, l'émancipation des catholiques, l'administration équitable de l'Irlande, une certaine réforme parlementaire l'eurent constamment pour patron ; et lorsque les circonstances du temps, la résistance du roi ou du pays ne lui parurent pas permettre que ces mesures fussent immédiatement poursuivies, il en maintint hautement le principe, tantôt en continuant de leur donner son suffrage,

tantôt en expliquant avec regret les raisons politiques de leur ajournement. Il luttait incessamment contre l'esprit révolutionnaire sans jamais déserter ni désavouer l'esprit libéral.

Je ne forme pas des conjectures ; je ne trace pas un portrait de fantaisie; je résume les grands traits du gouvernement de M. Pitt, tels que lord Stanhope les a mis en lumière dans son ouvrage, en prouvant et développant les faits historiques par des docu-

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