‹ William Pitt et son tempsChapitre 23 sur 51 · INTRODUCTION. XXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIII

ments nouveaux et authentiques. Personne n'était plus autorisé que le comte Stanhope à écrire ce livre: des liens intimes ont uni sa famille à celle de M. Pitt; il a eu entre les mains tous les papiers recueillis à la mort de Pitt, entre autres sa correspondance quotidienne avec le roi George III et ses lettres à sa mère, lady Chatham. Beaucoup d'autres documents politiques et personnels ont été communiqués à lord Stanhope par des contemporains de M. Pitt ou par leurs héritiers. Il a mis tous ces matériaux en usage avec une profonde connaissance des faits et une grande équité politique. Sa Vie de William Pitt est la continuation et la conclusion naturelle de son Histoire d'Angleterre depuis la paix d'Utrecht jusqu'à la paix de Versailles. Il a clos l'histoire d'un grand siècle par l'histoire d'un grand homme. Une petite-fille de lord Chatham , lady Griselda Tekell, à peine âgée de quinze ans, fit un jour à sa grand'mère cette question enfantine : « Qui croyezvous le plus supérieur, mon grand-père ou M. Pitt? — Votre grand-père, sans nul doute , » répondit lady Chatham. Je comprends cette prépondérance de l'orgueil et de l'amour conjugal sur l'orgueil et l'amour maternel ; je puis admettre la supériorité dramatique de lord Chatham, mais je regarde la su-

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