TARLETON
Soliman et Persade !
OLIVIO.
Oui, mais vous n’avez personne pour jouer Basilisco, le chevalier fanfaron!...
BURDATItICK.
Le Roi el la Mendiante !
UENSLOWE.
Personne non plus pour jouer la jeune mendiante, personne. (a pan.) Je ne les paye pas cher, mais ils sont bien mauvais !
, BURBATRICK.
'Je l'ai jouée, moi, la jeune mendiante...
• HENSLOWE.
Imbécile I il y a dix ans... et la barbe t'a poussé depuis sur toute la face comme un tas de broussailles. Le moyen de supposer maintenant que le roi Cophetua devienne amoureux de toi !
BURBATRICK.
Alors, prenez mon successeur dans l'emploi des jeunes femmes.
OLIVIO, bai. le pinçaot.
Veux-tu bien te taire !...
HENSLOWE.
Autre chose... monsieur Sha... diable de nom, je ne me le rappelle jamais...
TAR LETON, vilement à Henilowe.
Si nous remontions... la Persécution des chrétiens.
HENSLOWE.
Ali I pour le coup, voilà un bel ouvrage ! Je me souviens encore de ce pauvre Nym, qui jouait le tyran et qui est mort d'indigestion... Un homme superbe, un stentor en perruque, l’idole du parterre, un gaillard qui déclamait comme un erieur de ville, et faisait trembler la salle à chaque hémistiche.
BURBATRICK.
Je l’ai remplacé, moi.
HENSLOWE.
C’est possible, mais je te dis que tu ne peux pas jouer ce tyran-là. Le rôle est maigre... et tu es... (a part.) Je fais vœu de ne plus engager de gros sujets, on use trop d’étoffe pour les habiller. (Haut.) La Persécution des chrétiens ! ... Avons-nous encore les belles culottes rouges que je fis confectionner à cette occasion?
WILLIAM
Non, monsieur; ce qui reste a été reteint en jaune.
HENSLOWE.
Jaunes ou rouges!... vous voyez des embarras partout!