‹ William Shakspeare drame en six actesChapitre 41 sur 61 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

WILLIAM, cka<; TOM HATWAY, LES LORDS KGLA- MOUR, BRISR ci FAST1D10US, ÜAV Y, Haditahts de Stratford, pat» JOHANNA.

D A V T , lu l

Il est ici, je l'ai manqué :

HATWAY, 6t même.

Veille! (An* lUKuau.) Venez, amis, venez!... voilà nos chefs... et le grand lord Winchester nous protège!... Délivrons d un seul coup la reine et l'Angleterre !...

TOCS.

Vive la reine!

HATWAY.

Entendez *yous?... c'est le pas des chevaux! (oary «» «mir t» au du la jriti«.) U approche, notre ennemi, Sise dirige sans défiance vers la ville, mais il n'entrera dans Stratfurd ni cette nuit ni jamais!... Courons nous jeter sur son escorte, aux cris raille fois répétés de : Mort à Essex!... mort au favori!... tous.

Mort à Essex! mort au favori! (William l'ilaaca vi«cm«nt ter» U

grille, U larme et «a retira I» tUl qu’il cache diu «on pœrpoiut.)

WILLIAM

Trahison et lâcheté ! (Mouvement général.)

HATWAY, avec rage.

William!

WILLIAM, tirant wa ipJe.

Arrière, Caïn!... Un guet-apens, une embuscade, une attaque de bandits contre Essex, le noble, le vaillant, le loyal Essex... et au moment où il va se battre pour la reine! HATWAY.

N’écoutez pas cet homme!... arrachez-lui celle clef! WILLIAM.

Cette défi vous ne l’aurez qu'avec ma vie!

n AT WA Y.

Qu'on le fouille I qu'on la lui arrache I

TOUS

Oui! ouil

Cris perdus, vaines menaces, je ne suis pas de ceux qu’on épouvante. Parce que je suis seul à défendre Essex, seul contre tous, croyez-vous que vous me ferez peur?

HATWAY, an* conjuré».

Mais Robert entre à Stratlord, il noua échappe, finissons-en.

TOUS

Oui! oui!

WILLIAM

Mais je n’ai donc en face de moi que des assassins?... 11 n'y a donc pas un gentilhomme ici?...

ECLAMOUft.

Vous vous trompez, monsieur, nous avons même un vieux compte à régler ensemble.

WILLIAM

Capital et intérêts, milord ! (it* cnhmi t* *«•)

HATWAY.

Un duel!... du temps perdu!... En avant!

PASTIDIOUS.

Lâches!.. .RcngainezU.cc sont des épée* de gentilshommes qui vont sc croiser ici.

DRISK, à Wittitm rt à Eglamotir.

Réglez vos affaires, messieurs, (a Ton» et m »««♦.) On ne franchira pas cette limite, (a wituam.) Ceci ne regarde que VOUS... et nous trois. (Lb combat »‘«»pge entre William et lord BgUraour, laadi» que la» dent autre» tiennent la* coojoréi ta rwpett.)

ECLAMOUR, tout CMoafÜ*.

CEU de Dieu! monsieur, si vous reculez comme cela, nous n’en finirons jamais... Tuez-moi, ou que je vous tue.

WILLIAM

Mais je ne tiens pas à vous tuer si vite, mol!... vous, mort, ou blessé, un autre viendrait prendre votre place... un autre tout frais!... tout dispos!... Allons donc! j'ai tout bénéfice à vous garder au bout de mon épée... vous qui ôtes aussi fatigué que moi!... Allons, monsieur, continuons notre promenade.

HATWAY.

Et Essex qui s’éloigne!

WILLIAM

Vous l’entendez, pour moi c'est une question de temps!

ECLAMOUR.

Mordieu!... alors, tenez-vous bien! (Le combat recommence inc ligueur. Iob»OM paraît à U grill* aa moment ou William «t bleieé par Ëÿa-

mciur.) Vous ôtes touché, monsieur !

WILLIAM

Ce n’est rien!... une égratignure!... continuons, milord.

Continuons! (il chancelle. le» deux antrea Lord» l« aooUfonc*». D»vj lui enlevé la ciel et court ouvrir la grilla par laqoalk noire Jolanua.)

HATWAY.

Courons! (ils »o trouvent arrêté» par Jobanna.)

WILLIAM, qui a vu leur mouvement.

Ah! Essex est perdu I...

JOHAHNA.

Il est sauvé! Il entre dans Stratford I

HATWAY.

Dans Stratford?...

JOHAHHA.

Oui!

ECLAMOUR.

Eli bien, tant mieux, au fait!

J Oll AH HA.

William , c'est pour Essex que votre sang coule, que vous vouliez vous battre encore?

WILLIAM

Oui!

JOUARNA.

Le comte vous trompe!...

WILLIAM

Robert me trompe I

JOHAHHA.

A quelques pas d'ici, tout à l'heure, je l'ai vu regarder avec amour une femme qu'il emmène avec lui, et celle femme,

| oh! je l'ai bien reconnue... c'était Olivia... sa nouvelle maîtresse !

WILLIAM

Olivia!... Honte et infamie!... Mes jambes chancellent, mes yeux se voilent, les forces m'abandonnent I... Olivia!... Robert!... Oh! l'enfer se rouvre, et me voilà pour jamais replongé dans le gouiïre. (il tomv* êvannnl. Jolunuai Un nt» m-.-uvcurient v«ri lut, lUtwiy ln relient.)

JOHAHHA, à part.

Je lui ai brisé le cœur, Dieu veuille que je lui aie sauvé la vicl

WILLIAM SH4KSPEABE

Page 1