SCÈNE III
Les Mûmes, OLIVIA.
WILLIAM, la amut raui.
Eufinl... (aeiki.) El vous avez pu mentir toutco tcmps-là !...
ESSEX
Pour la dernière fols, monsieur, prenez garde à vos paroles !...
De la Ûerlé! des menaces!... Sur mon âme, c'est lui qui a l'air d'être le juge!
OLIVIA
William! c’est moi qui ai brisé nos liens volontairement, qui me suis fait aimer de lord Essex, qui me suis donnée à lui... Depuis longtemps, je m’étais éprise de sa grandeur, de sa puissance, de l'éclat souverain qui rayonnait autour de lui, et lorsque je devinai son amour, je me sentis flère, dans ma vanité de femme, de me savoir la rivale préférée d'une reine.
WILLIAM
Û misère humaine ! à qui nous Ger, mon Dieu ! quand le poison éclôt sur la fleur des lèvres, que la main droite est infidèle au cœur, et qu’une maîtresse jette mort à nos pieds notre ami le plus cher?... Coules donc, mes pleurs, coulez donc librement I
OLIVIA
Grâce, William !
WILLIAM
Votre nom, madame?
OLIVIA, Uuiiiil I (tiwai.
Accablez-moi donc, j’ai tout mérité!...
WILLIAM
Je vous reconnais maintenant... On vous appelait Olivia autrefois; mais en changeant de cœur, vous avez sans doute changé de nom... Vous ne pouvez pas être Olivia pour tout le inonde... Comment voua appelez-vous pour lui?...
OLIVIA
Fie condamnez que moi!... oubliez-moil...
Comment ! vous pleurez, vous qui étiez si gaie... qui chantiez toujours?...
OLIVIA
Hélas!
WILLIAM
Rassurez-vous, cela reviendra vite... La gaieté vous allait si bien! Il y avait un joyeux refrain que vous chantiez à merveille, et que je vous recommande de ne pas oublier... Les paroles, je les avais écrites pour moi, mais elles peuvent aisément s'appliquer à un autre, au premier venu... La musique et la poésie sont deux courtisanes ! S’il y avait là un luth ou une guitare, vous diriez ce refrain-là tout de suite!... Un peu de patience, ma jolie dame!... Huit jours encore... et vous chanterez commo un rossignol...
OLIVIA
Mais regardes donc mes yeux, regardez donc mon visage...
WILLIAM
Vous êtes toujours belle, madame; vous donnez de la candeur au mal, de la grâce à la honte! Abîme sous les fleurs, glaive à double tranchant, lu me fais horreur!
ESSEX
William, quand on outrage une femme, c’est à l’homme de répondre!... Je me reconnais coupable, je souffre de voir notre amitié brisée ; mais, je vous en conjure, ne me poussez pas à bout; ne me toiles pas souvenir que je porte 4 mon côté une épée qui venge les injures.
WILLIAM
11 me provoque !...
OLIVIA
Robert!... William!...
Arrière, madame!... Oh! tenez, pour un rien, je vous écraserais tous les deuxt...
ESSEX
Cette insulte, monsieur, je veux la laver dans votre sang !...
WILLIAM
Dans mon sang?... Vous en faut-il beaucoup, milord?..» c’est que j’en « déjà tant versé pour vous !
ESSEX
Pour moi!
WILLIAM
Oui, milord, en empêcliant les assassins d’arriver jusqu’à vous! Pendant que vous trahissiez William, William jouait sa vie pour sauver la vôtre! (u miih h p°iuin« udi*« Oo mus.)
ESSEX
Oh!...
WILLIAM
Et maintenant, adieu! Soyez heureux... ai vous pouvez l’être! (il me)
OLIVIA, A part.
Et c’est moi qui ai désuni res deux cœurs; c’est moi qui ai fait de ces hommes deux ennemis ! (un*d uuii au d«w«.) Ces rumeurs.*.. (R«s«r<iMi w»i« Ces lumières I... Ah! c’<ÿt la reine!
La reine I
OLIVIA
Voyez!... Elle entre dans l’hôtel avec une suite nombreuse... elle sc dirige à grands pas vers ce pavillon... Fuyez, milord, fuyez.
ESSEX
Non, Olivia ! il y a de ces dangers qu’on doit regarder en face. Je reste.
OLIVIA
Eh bien, alors, c'est 4 moi de fuir, car si elle me trouve ici, vous êtes perdu!...
WINCHESTER, p»raiw»t A g»ucti«.
Restez, madame!...
OLIVIA
« Ah!
ESSEX, I VViOilicslei.
Démon ! ...
WINCHESTER
La reinet milord, (u nriws «»uc pu m bail, e»iouic« d« c«aiib-
haaunoi, iBkïie de Mouiqurtsim «t de G. rdc* aeMct.)