‹ WillyChapitre 5 sur 13 · POLAIRE · texte numérisé non relu

POLAIRE

Vivace, tout le corps menu trépide comme une voiturette sous pression. Ses bras fins nerveusement tendus, poings crispés, devant elle sa tête aux joliesses d'androgyne rejetée en arrière, elle cambre cette taille célèbre, capable d'enjalouser une abeille qui se corsèterait chez la faiseuse en renom. Les dents étincellent, et, de la bouche, plus voluptueuse que classique, un gazouillis de rires clairs s'envole.

Alors, poignant contraste avec l'enfantillage de cette joie, voici que s'entr'ouvrent avec langueur deux yeux de fellahine, diamants noirs allongés jusqu'aux tempes, et, sous la palpitation rie ces cil^ d'Orient, rêve une indicible mélancolie.

Page 1