‹ Wissembourg:Chapitre 20 sur 39 · LES PASSAGES DD BHIN 1H · texte numérisé non relu

LES PASSAGES DD BHIN 1H

On déclara la parlie perdue. Eiait-il possible, tanl que le» I ennemis ne seraient pas liélogés de Rheinweiler, de faire 1 un pont jusqu'à la rive droile ? Les représenlanls per- T sisLaient encore dans leur dessein. Enfin, après un conseil tumultueux, leur obslinaiioa fnt vaincue

Mais Lacosle ne renonçait à l'enlreprise qu'en frémissant de rage. 11 se vengea sur les officiers i le généra Labruyère. l'adjudunt-général Fontenay, le capitaine d'artillerie Fuchsaniberg, le chef du H" balailloa du Jura Vuillerme, le lieulenaat des pontonniers Trost furent.^ jetés dans les prisons de Uuningue '.

Tels ont été les premiers passages que les armées de } la Révolution tentèrent sur le Rhin. Les représentants | et les généraux allribuèrenl ces échecs répétés à la scélé- i ratesse des bateliers. « J'ai afTaire, écrivait Landremont, à des gens qui trouvent tout dîflicile », et les commis- \ saires mandaient que les pontonniers fuyaient lâchement à la vue de l'Autrichien, qu'ii fallait employer envers eux les plus terribles moyens de coercition et guillotiner au motus la moitié de ces misérables. 1 réalllé, tous ces passages témoignent de l'impérilie, l'impiévoyance et du désordre qui régnaient alors j dans les armées. Pas un seul no fut sagemeni un seul ne fut exécuté par des hommes qui eussent unol

' SiRinurd BMiDfr, Kltint Chi-ouH, p. Vf a]\.i, 300 [avec una vue do , psBEape] ; Uilliau<l, Quyaidin, Lacosle au Comité, IS sept.; ordres de LabruyèTâ, âeFoateQBj, etc. ^^M. deBeoh; note de LegrB[]d(A. G.); Gebler, 131 (les AulricliienB firent prisonnierB outre Ro:imilhao el liuil D [Sciera, 133 Eoldatt). Etienne Labcuytre, NicDlas-Franfois ArubUï Fonlenaj, Ttiomas-Gabriel Fucbsamberf;, JscijueB-ADloiae VuiUerma (qui escortait les ba(eBUi) et Henri Trost turent absous par le Lribunil militaire du second a non disse ment ; mais, à rioiligalioa de Lacoal» ' représeulant lien Iz Et Fëincarcêrer les officiera et arrSter les ju};C3:

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eonnaissance môme sùperfiçtolle de ropéralion. Oa ne prévit riea ; on ne prit aucune mesure pour triompher des obstacles qui devaient nécessairement se présenter ; Ml lança de yailiants soldats sur l'autre rive pour les abandonner à Tennemi. U eût fallu tenter, non des pas» atges partiels, mais un seul passage et Topérer avec imdaee et vigueur^ sans tergiversation, sans tâtonnement ; il éfti ftdlu ne faire sur divers points que des simulacres ; il eût fallu patienter, user de précautions, •e préparer à loisir et sans teuit. Mais on voulut passer partout sur-le-champ témérairement et à Tétourdie ; on ne passa nulle part. On ne sut même pas intimider Tadversaire, et les Impériaux ne dégarnirent pas d'un seul bataillon leur armée de la Lauter : ils n'avaieiEt en feoe de NiSer que trois compagnies du régiment Terzy ! Trois ans plus tard, Moreau franchit le fleuve ; lui aussi n*avait pas de grandes ressources à sa disposition ; mais la bravoure des soldats était alors guidée par Tintelligence des généraux, et non par la funeste précipitation des représentants.

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